| Date | Taux de la BdC | Taux préférentiel | Variable à 5 ans | Fixe 1 an | Fixe 2 ans | Fixe 3 ans | Fixe 5 ans |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2026-11-02 | 2.5 % | 4.7 % | 3,5 % | 4,79 % | 4,59 % | 4,29 % | 4,39 % |
| 2027-01-01 | 2,75 % | 4,95 % | 3,85 % | 4,89 % | 4,64 % | 4,44 % | 4,42 % |
| 2027-06-30 | 3,25 % | 5,45 % | 4,35 % | 5,2 % | 4,81 % | 4,55 % | 4,49 % |
| 2027-12-31 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,34 % | 4,88 % | 4,58 % | 4,52 % |
| 2028-06-30 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,39 % | 4,89 % | 4,58 % | 4,55 % |
| 2028-12-31 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,38 % | 4,87 % | 4,57 % | 4,57 % |
| 2029-06-30 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,35 % | 4,84 % | 4,56 % | 4,59 % |
| 2029-12-31 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,32 % | 4,83 % | 4,58 % | 4,63 % |
| 2030-06-30 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,3 % | 4,84 % | 4,61 % | 4,68 % |
| 2030-12-31 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,31 % | 4,88 % | 4,66 % | 4,73 % |
| 2031-06-30 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,35 % | 4,94 % | 4,72 % | 4,8 % |
| 2031-12-31 | 3,5 % | 5,7 % | 4,6 % | 5,42 % | 5 % | 4,79 % | 4,86 % |
| Méthodologie des prévisions — transparence sur les hypothèses : Ce tableau est établi en fonction des taux prévisionnels dérivés du forward CORRA (Canadian Overnight Repo Rate Average) à la date indiquée. Ces prévisions changent fréquemment à mesure que les prix du marché évoluent. Pour établir ces prévisions, nous supposons que la prime de risque et la prime de terme restent constantes, et que les attentes du marché concernant le taux sans risque sont correctes. Les variations des prix de marché peuvent entraîner des révisions fréquentes de ces prévisions. Mises à jour et limites d'interprétation : Les données prévisionnelles de cette section sont mises à jour régulièrement, généralement chaque semaine, en fonction de l'évolution des prix du marché. Les interprétations, analyses et résumés présents ailleurs sur cette page peuvent ne pas refléter immédiatement les mises à jour les plus récentes. Pour les informations les plus actuelles, veuillez consulter directement le tableau de prévisions. | |||||||
Cette page présente la prévision des taux hypothécaires les plus bas pour les cinq prochaines années, telle que l’anticipent les marchés financiers, ainsi que celle du taux directeur de la Banque du Canada et des taux préférentiels au cours de cette période. Pour connaître les taux hypothécaires d’aujourd’hui partout au Canada, consultez notre page taux hypothécaires au Canada.
Probabilités implicites des contrats à terme CORRA au 29 octobre 2026. Taux actuel : 2,50 %
Comment lire ces probabilités : Les probabilités implicites des décisions de la Banque du Canada sont déduites des prix des contrats à terme liés à CORRA et évoluent fréquemment avec le marché. Elles ne constituent pas des engagements de la BdC et peuvent changer sans préavis.
Le taux directeur de la Banque du Canada s’établit à 2,50 %. Les prix à terme du CORRA laissent entrevoir une remontée graduelle vers environ 3,50 % d’ici la fin de 2027 et 3,50 % tout au long de 2028.
La hausse du taux directeur à 2,50 % le 28 octobre pourrait marquer le début d’un cycle prudent de resserrement monétaire, visant à empêcher l’inflation énergétique persistante de se propager. Selon l’Enquête sur les perspectives des entreprises du troisième trimestre de 2026, publiée le 19 octobre, environ la moitié des entreprises prévoyaient répercuter sur leurs clients une partie ou la totalité des hausses de coûts liées au conflit au Moyen-Orient et aux droits de douane, une proportion supérieure à celle du trimestre précédent. Certaines invoquaient une amélioration de la demande et la nécessité de rétablir leurs marges bénéficiaires.
L’Enquête sur les attentes des consommateurs au Canada du troisième trimestre de 2026 présente également un signal préoccupant : les attentes d’inflation à long terme des consommateurs ont augmenté pour rejoindre les attentes à court terme, déjà élevées. Les répondants interrogés après la rupture des négociations commerciales canado-américaines anticipaient aussi une inflation plus forte à tous les horizons. Ces résultats signalent un risque que les ménages considèrent l’inflation élevée comme durable. Ils ne prouvent toutefois pas un désancrage généralisé : dans son communiqué du 28 octobre, la Banque jugeait toujours les attentes à long terme bien ancrées.
Ces signaux aident à comprendre pourquoi la Banque a agi alors que la plupart des mesures de l’inflation fondamentale demeuraient près de 2 %. Les estimations actualisées de WOWA, fondées sur la courbe à terme du CORRA, privilégient une nouvelle hausse le 9 décembre, suivie d’autres augmentations en 2027. La Banque n’a toutefois pris aucun engagement : une transmission accrue des coûts aux prix et une hausse des attentes d’inflation renforceraient la justification de nouvelles hausses, tandis qu’un recul des prix de l’énergie ou une croissance plus faible pourraient permettre une pause.
1980-2021 : On a observé une tendance de fond à la baisse des taux, d’abord parce que l’inflation galopante des années 1970 a été maîtrisée, puis en raison des effets désinflationnistes de l’expansion du commerce et de la mondialisation.
2022–2023 : Après une longue baisse des rendements obligataires, l’inflation post-pandémique et un marché du travail tendu ont poussé la Banque du Canada à relever énergiquement son taux directeur, qui a atteint 5 % en juillet 2023.
2024–2025 : À mesure que l’inflation et les tensions sur le marché du travail se sont atténuées, la Banque du Canada a réduit son taux de façon soutenue, le ramenant à 2,25 % à la fin de 2025 pour soutenir une économie fragilisée par les tarifs douaniers américains, alors que la hausse des prix demeurait gérable.
2026 : Un choc énergétique d’origine géopolitique a transformé les perspectives. La guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a commencé à la fin de février et a perturbé le transport maritime dans le détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial. Les prix du pétrole ont bondi, et l’inflation globale a suivi, tirée par l’énergie et l’essence. L’inflation fondamentale est restée proche de la cible de 2 %, mais à l’automne, des signes indiquaient que le choc pourrait se propager : davantage d’entreprises prévoyaient de refiler la hausse de leurs coûts à leurs clients, et les attentes d’inflation des consommateurs ont augmenté. Pour prendre les devants face à ce risque, la Banque du Canada a commencé à relever ses taux le 28 octobre.
Au Canada, les taux hypothécaires fixes sont influencés par les rendements des obligations du gouvernement du Canada, et non directement par la Banque du Canada, ce qui explique pourquoi ils évoluent avant elle. Les taux hypothécaires fixes ont fortement augmenté au cours de 2026. Les taux fixes les plus bas offerts devraient remonter très graduellement sur l’ensemble de la période visée par la prévision.
Tous les taux mentionnés ci-dessous correspondent aux taux les plus bas offerts (en moyenne pour les trois plus grandes provinces, soit l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique) dans notre tableau de prévisions, et non à des taux moyens.
Le taux fixe de 5 ans le plus bas, actuellement autour de 4,39 %, devrait atteindre environ 4,52 % d’ici la fin de 2027, puis quelque 4,73 % d’ici la fin de 2030.
Les taux hypothécaires à court terme comportent une prime plus élevée par rapport à l’obligation du gouvernement du Canada de même échéance que les taux à plus long terme (bien que 2026 ait connu de nombreuses exceptions à cette règle). La principale raison tient à la structure des coûts. Un prêteur doit récupérer ses coûts fixes de montage et de gestion sur la durée du terme; un terme plus court répartit donc ces coûts sur moins d’années et exige une marge annuelle plus élevée. C’est pourquoi le taux fixe de 1 an le plus bas se situe près de 4,79 %, au-dessus de plusieurs termes plus longs. Le taux fixe de 3 ans (environ 4,29 % aujourd’hui) est le terme que les prêteurs ont proposé à des conditions concurrentielles en 2025 et 2026. Il devrait grimper à environ 4,57 % d’ici la fin de 2028.
Les taux hypothécaires variables évoluent au rythme du taux préférentiel, qui suit le taux directeur de la Banque du Canada. Comme le marché s’attend à ce que la Banque du Canada relève graduellement son taux directeur, les taux variables les plus bas offerts devraient augmenter davantage que les taux fixes au cours des deux prochaines années.
Le taux variable de 5 ans le plus bas, près de 3,50 % aujourd’hui, devrait grimper à environ 4,35 % au milieu de 2027, puis à quelque 4,60 % d’ici la fin de 2028, où il se stabilise, tout comme le taux directeur, jusqu’en 2031. La majeure partie de l’écart favorable dont bénéficient aujourd’hui les détenteurs de taux variable par rapport aux taux fixes devrait s’estomper à mesure que le taux directeur augmente.
Ce qu’il faut retenir : les taux variables partent plus bas, mais la prévision les voit rejoindre les taux fixes actuels d’ici 2027.
Le taux préférentiel, qui sert de base aux prêts hypothécaires à taux variable et aux marges de crédit hypothécaires (MCH), s’établit actuellement à 4,70 % et évolue au même rythme que le taux directeur de la Banque du Canada. Comme le taux directeur devrait augmenter, le taux préférentiel devrait suivre : environ 5,45 % au milieu de 2027, 5,70 % d’ici la fin de 2027 et quelque 5,70 % au milieu de 2028, niveau auquel il se maintiendrait jusqu’en 2031.
Pour un emprunteur à taux variable, chaque hausse de 0,25 % du taux préférentiel augmente immédiatement la portion intérêts des versements, ou allonge l’amortissement, selon la structure du prêteur. La prévision implique des hausses du taux préférentiel totalisant environ 1 point de pourcentage d’ici 2028.
Ce qu’il faut retenir : prévoyez dans votre budget une hausse d’environ 100 points de base du taux préférentiel au cours des deux prochaines années, suivie d’une stabilisation.
Si vous renouvelez en 2026 ou en 2027, votre taux actuel a probablement été fixé dans un contexte très différent. Les emprunteurs qui renouvellent un taux fixe ultra-bas de l’époque de la pandémie (sous 2 %) subiront tout de même un choc de paiement, puisque les taux fixes actuels, près de 4,39 %, sont bien supérieurs à ce qu’ils avaient obtenu, même si les taux ont reculé par rapport à leur sommet de 2023. Les emprunteurs qui renouvellent un taux obtenu au sommet de 2023–2024 (5,5 % et plus) pourraient profiter d’un certain répit.
Comme la prévision montre des taux qui remontent plutôt que des taux qui baissent, attendre pour renouveler dans l’espoir d’obtenir un meilleur taux est un pari risqué. La seule voie réaliste vers des taux plus bas serait une récession au Canada, probablement provoquée par la guerre commerciale avec les États-Unis et combinée à une modération des prix du pétrole, et ce n’est pas un scénario sur lequel vous voulez bâtir les finances de votre ménage. La plupart des prêteurs vous permettent de bloquer un taux de renouvellement de 120 à 150 jours à l’avance, ce qui vaut la peine compte tenu du risque de hausse. Le taux fixe de 3 ans est le terme que le marché évalue le plus favorablement pour les emprunteurs qui renouvellent et qui veulent de la certitude sans s’engager pour cinq ans.
Ce qu’il faut retenir : magasinez votre renouvellement tôt, obtenez une garantie de taux et ne présumez pas que les taux seront plus bas si vous attendez.
Pour les acheteurs, la prévision influe à la fois sur le coût d’emprunt et sur l’abordabilité. Avec un prix moyen des maisons au Canada d’environ 670 000 $ et des taux affichés les plus bas d’environ 3,3 % à 4,0 %, un acheteur type qui verse une mise de fonds de 20 % contracte un prêt hypothécaire d’environ 536 000 $, soit environ 2 800 $ par mois sur un amortissement de 25 ans, dont quelque 1 750 $ en intérêts à un taux de 4,0 %. Notre calculatrice hypothécaire permet aux acheteurs de tester leurs propres chiffres.
Comme la prévision laisse entrevoir des taux légèrement plus élevés, la stratégie qui consiste à « attendre que les taux baissent » comporte un risque réel. Dans le scénario de base, on ne s’attend pas à une baisse des taux, et le seul scénario qui les ferait baisser, une récession causée par la guerre commerciale, serait de toute façon un contexte économique difficile pour acheter. Les acheteurs doivent aussi se rappeler qu’ils sont admissibles selon le taux du test de résistance (le plus élevé entre leur taux contractuel majoré de 2 % et 5,25 %), de sorte que l’écart entre les taux fixes et variables influe sur le prix de la maison qu’ils peuvent se permettre. La calculatrice d’abordabilité tient compte du test de résistance pour établir un prix d’achat maximal.
Ce qu’il faut retenir : basez votre achat sur ce que vous pouvez confortablement vous permettre aux taux d’aujourd’hui et au taux d’admissibilité du test de résistance, et non sur une baisse de taux espérée.
Ce qu’il faut retenir : la prévision récompense les emprunteurs qui s’assurent de la certitude tôt et ne justifie pas d’attendre des baisses que le marché n’anticipe pas.
Le déclenchement de la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran au début de 2026 et la perturbation du détroit d’Ormuz qui en a résulté constituent l’un des plus importants chocs énergétiques de l’histoire moderne. Le détroit achemine environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole, de sorte que sa fermeture représente un choc direct et immédiat sur les prix mondiaux de l’énergie.
L’énergie, en particulier l’essence, le gaz naturel et les autres combustibles, est une composante directe de l’IPC. Une forte hausse des prix du pétrole entraîne donc une augmentation immédiate de l’inflation globale.
Historiquement, les banques centrales ont tendance à faire abstraction des poussées d’inflation attribuables à l’énergie, parce que :
Cette distinction est cruciale : une hausse de l’inflation globale causée uniquement par le pétrole pourrait ne pas entraîner à elle seule une réaction de politique monétaire.
Le principal risque n’est pas la hausse initiale des prix de l’énergie, mais bien la possibilité que ce choc se propage à l’inflation fondamentale :
C’est par ce mécanisme qu’un choc pétrolier temporaire peut se transformer en problème d’inflation durable. Les chocs d’offre de ce type créent un dilemme de politique monétaire, car ils font augmenter l’inflation tout en ralentissant la croissance économique.
Pour la Banque du Canada, la distinction entre une inflation temporaire et une inflation persistante devient déterminante :
C’est pourquoi les récents chocs énergétiques ont détourné les attentes du marché des baisses de taux vers une incertitude de politique monétaire assortie d’un important risque de hausse.
Si une solution politique est trouvée et que la navigation dans le détroit se normalise en 2026 :
Incidence sur les taux d’intérêt :
Toutefois, même dans ce scénario, l’épisode laisse derrière lui des prix du pétrole et des primes de risque plus élevés pendant de nombreux mois, ce qui signifie que les taux pourraient ne pas revenir aux attentes d’avant le choc.
Si le conflit s’intensifie ou si le détroit demeure entravé pendant des mois :
Il en résulte un environnement de stagflation, où les arbitrages de politique monétaire deviennent particulièrement difficiles.
Incidence sur les taux d’intérêt :
Le choc du détroit d’Ormuz renforce un changement structurel clé dans les perspectives de taux :
Si vous envisagez un taux variable : Notez que même si l’inflation fondamentale est contenue près de 2 %, la Banque du Canada dispose d’une marge de manœuvre très limitée. Si la fermeture du détroit d’Ormuz fait en sorte que les coûts de l’énergie se répercutent sur l’ensemble des coûts des intrants des entreprises, votre taux variable est très vulnérable à des hausses soudaines.
Si vous envisagez un taux fixe : Les taux fixes dépendent des rendements obligataires, qui ont déjà amorcé une remontée parce que les marchés intègrent une incertitude de taux « plus élevés plus longtemps ». Bloquer un taux fixe à plus court terme (p. ex., 2 ou 3 ans) pourrait vous protéger contre le risque actuel de stagflation sans vous engager à des taux élevés pendant une demi-décennie si le scénario de paix se concrétise.
Le Canada et les États-Unis ont des chaînes d’approvisionnement fortement intégrées, particulièrement dans les secteurs de l’automobile, de la fabrication, de l’énergie et des autres ressources. L’économie canadienne est donc sensible aux changements de la politique commerciale américaine.
Même si la majeure partie des échanges conformes à l’ACEUM demeure exempte de tarifs, les tarifs douaniers ont eu une incidence importante sur des secteurs comme l’acier, l’aluminium et l’automobile. L’incertitude commerciale peut aussi toucher l’ensemble de l’économie en freinant l’investissement, en perturbant les chaînes d’approvisionnement et en affaiblissant la demande d’exportations.
Les restrictions commerciales peuvent influencer les taux d’intérêt canadiens de deux façons opposées.
La Banque du Canada doit donc soupeser les pressions inflationnistes liées aux tarifs et le risque que des tensions commerciales prolongées affaiblissent la demande.
Jusqu’à présent, l’économie canadienne s’est montrée plus résiliente face aux restrictions commerciales américaines qu’on ne le craignait au départ. La vigueur des prix des produits de base et une demande intérieure relativement résiliente ont contribué à compenser une partie du frein économique causé par les tarifs et l’incertitude commerciale.
Toutefois, la politique commerciale demeure un important risque à la baisse. Le premier examen conjoint de l’ACEUM a eu lieu le 1er juillet 2026 sans entente pour renouveler l’accord dans sa forme actuelle. L’ACEUM demeure en vigueur pendant que le Canada, les États-Unis et le Mexique poursuivent les négociations.
Les tarifs peuvent pousser les taux d’intérêt canadiens dans des directions opposées. La hausse des coûts d’importation, les perturbations de l’approvisionnement et les prix de l’énergie peuvent alimenter l’inflation, tandis que la baisse des exportations, de l’investissement et de l’embauche peut ralentir la croissance économique.
Pour l’instant, une activité économique plus vigoureuse et des pressions inflationnistes élevées ont orienté les attentes du marché vers des taux plus élevés. Les prix du marché monétaire indiquent actuellement que la prochaine décision importante de la Banque du Canada est plus susceptible d’être une hausse qu’une baisse de taux.
Cependant, ces perspectives demeurent sensibles aux prix mondiaux de l’énergie et aux conditions commerciales. Si l’inflation liée à l’énergie s’atténue alors que de nouvelles tensions commerciales affaiblissent la croissance canadienne, les attentes pourraient se tourner de nouveau vers des baisses de taux. Si l’inflation demeure persistante, les marchés pourraient anticiper un resserrement supplémentaire.
9 décembre 2026
Surveillez si l’inflation hors aliments et énergie reste ancrée à 2,0 % ou si elle commence à grimper en raison de perturbations prolongées du transport maritime.
Si le pétrole franchit le seuil psychologique de 120 $ le baril, attendez-vous à des pressions immédiates à la hausse sur les taux hypothécaires fixes.
Leurs rendements reflètent le taux sans risque, déterminent les taux hypothécaires fixes et intègrent l’information disponible sur les attentes d’inflation.
Dans sa publication d’octobre 2026, RBC Economics prévoit que le taux du financement à un jour restera à 2,25 % jusqu’à la fin de 2026 et montera à 3,25 % d’ici la fin de 2027.
Dans sa publication de septembre 2026, TD Economics prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % jusqu’à la fin de 2028.
Dans sa publication d’octobre 2026, Scotiabank Economics prévoit que le taux directeur montera à 2,50 % d’ici la fin de 2026 et montera à 3,25 % d’ici la fin de 2028.
Dans sa publication de septembre 2026, BMO Marchés des capitaux prévoit que le taux du financement à un jour restera à 2,25 % jusqu’à la fin de 2027.
Dans sa publication de septembre 2026, CIBC Marchés des capitaux prévoit que le taux du financement à un jour restera à 2,25 % jusqu’à la fin de 2026 et montera à 2,75 % d’ici la fin de 2028.
Dans sa publication d’octobre 2026, BNC Marchés financiers prévoit que le taux du financement à un jour montera à 2,50 % d’ici la fin de 2026 et montera à 3,00 % d’ici la fin de 2027.
| Banque | Date de publication | Prévision 2026 | Prévision 2027 | Prévision 2028 |
|---|---|---|---|---|
| RBC | octobre 2026 | Maintien à 2,25 % | Hausse à 3,25 % d’ici la fin de l’année | — |
| TD | septembre 2026 | Maintien à 2,25 % | Maintien à 2,25 % | Maintien à 2,25 % |
| Banque Scotia | octobre 2026 | Hausse à 2,50 % d’ici la fin de l’année | Hausse à 3,25 % d’ici la fin de l’année | Maintien à 3,25 % |
| BMO | septembre 2026 | Maintien à 2,25 % | Maintien à 2,25 % | — |
| CIBC | septembre 2026 | Maintien à 2,25 % | Hausse à 2,75 % d’ici la fin de l’année | Maintien à 2,75 % |
| Banque Nationale | octobre 2026 | Hausse à 2,50 % d’ici la fin de l’année | Hausse à 3,00 % d’ici la fin de l’année | — |
Le prix moyen des habitations au Canada se situe autour de 670 000 $. Ainsi, un acheteur moyen ayant épargné plus de 20 % (150 000 $) pour sa mise de fonds, afin de réduire son risque et d’économiser sur les primes d’assurance prêt hypothécaire, a besoin d’un prêt hypothécaire d’environ 520 000 $.
Actuellement, l’environnement des taux d’intérêt au Canada est tel que les taux hypothécaires affichés varient entre 3,7 % et 6 %. Si vous magasinez un prêt hypothécaire, un taux de 4,2 % est donc raisonnable, selon le terme et les caractéristiques de votre prêt.
La calculatrice d’intérêts hypothécaires de WOWA montre que l’achat prudent d’une maison moyenne, avec un taux hypothécaire concurrentiel et un amortissement typique de 25 ans, se traduirait par un versement hypothécaire mensuel de 2 790 $, incluant initialement 1 820 $ en frais d’intérêt.
Le revenu médian après impôt d’une famille canadienne est de 74 200 $ par année (donnée de 2023), soit environ 6 180 $ par mois. Il est facile de constater que les frais hypothécaires constituent la dépense la plus importante pour une famille canadienne (45 % pour le versement hypothécaire). Ces frais sont d’autant plus élevés pour ceux qui vivent dans les centres urbains les plus chers du pays, soit la région du Grand Toronto (RGT) et la région du Grand Vancouver (RGV). Par conséquent, l’optimisation de vos frais hypothécaires pourrait s’avérer le moyen le plus efficace d’améliorer vos finances.
Les taux du marché monétaire fournissent des renseignements utiles sur l’évolution que les investisseurs anticipent pour les taux d’intérêt à court terme. Comme les bons du Trésor du gouvernement du Canada et les instruments fondés sur le CORRA comportent un risque de crédit très faible, leurs rendements sont étroitement influencés par les attentes relatives au taux directeur à un jour de la Banque du Canada.
Selon l’hypothèse des attentes, les rendements des instruments à court terme reflètent les taux à un jour attendus sur leur durée, ainsi que des facteurs comme les primes de liquidité et de terme. Les analystes peuvent ainsi utiliser les prix du marché monétaire pour estimer la trajectoire du taux directeur implicite dans les marchés financiers.
Parmi ces indicateurs, les taux à terme du CORRA fournissent un signal particulièrement direct, car le CORRA suit de près le coût du financement garanti à un jour au Canada.
Aperçu du CORRA
Le taux moyen des opérations de pension à un jour (CORRA) mesure le coût du financement à un jour en dollars canadiens garanti par des titres généraux, soit des bons du Trésor et des obligations du gouvernement du Canada. Il s’agit du principal taux de référence sans risque à un jour au Canada, et il joue un rôle important dans la transmission de la politique monétaire de la Banque du Canada par l’intermédiaire des marchés financiers.
Caractéristiques clés :
Extraire les attentes du marché
Les taux à terme du CORRA indiquent les taux à un jour que les marchés financiers anticipent pour des périodes futures. Par exemple, si un taux CORRA à terme de trois mois augmente par rapport au CORRA actuel, cela indique que les marchés accordent un poids plus important à des taux à un jour plus élevés au cours de cette période future.
Les taux à terme du CORRA offrent donc un moyen utile d’estimer la trajectoire du taux directeur de la Banque du Canada implicite dans les prix du marché. Par rapport aux rendements des bons du Trésor, ils constituent une mesure plus directe, car ils sont liés précisément au taux de financement à un jour, bien que les prix du marché puissent encore refléter d’autres facteurs que les seules attentes relatives au taux directeur.
Au fil des décennies, les avancées technologiques et la mondialisation ont agi comme de puissantes forces déflationnistes, entraînant une baisse des taux d’intérêt à long terme qui a favorisé un endettement généralisé au sein des économies. Bien que les taux aient fréquemment dépassé les sommets de 2023 entre 1968 et 2001, les économies occidentales comme celle du Canada ont subi de profonds changements structurels; les niveaux d’endettement sont désormais bien plus élevés qu’au XXe siècle, ce qui limite la tolérance de l’économie à des taux élevés et soutenus dans les années 2020.
Depuis 1990, la dette des administrations publiques, qui englobe les dettes fédérale, provinciales et locales, a été multipliée par 5,7, tandis que la dette des ménages a été multipliée par 9, une progression alimentée par la baisse des taux, la croissance des revenus et des ratios du service de la dette demeurés relativement stables jusqu’à récemment. Durant cette période, la croissance du revenu des ménages a largement dépassé l’expansion démographique : la population a augmenté de 51 %, les revenus nominaux de 347 % et l’inflation totale a atteint 115 %, ce qui représente un gain réel par habitant de 38 % après ajustements.
Les pressions liées au service de la dette se sont néanmoins intensifiées pour les ménages canadiens. Le ratio total est passé d’environ 12 % au début des années 1990 à environ 15 % récemment, avec un sommet de 15,17 % au T1 2023; les deuxième et troisième valeurs les plus élevées, soit 15,14 % et 15,13 %, ont été enregistrées au T2 2023 et au T4 2023.
Les prêts hypothécaires représentent environ 75 % de la dette des ménages, mais génèrent des coûts de service comparables à ceux de la dette non hypothécaire, étant donné les taux plus élevés de cette dernière sur les cartes de crédit et les prêts auto; cet équilibre souligne une vulnérabilité croissante aux hausses de taux.
Sources de données et modélisation :
La méthodologie et les calculs utilisés pour les prévisions de taux hypothécaires présentées sur cette page ont été élaborés par Ali Nassimi, Ph. D., et sont mis à jour tous les 10 jours.
Les prévisions de taux sont tirées directement de la courbe des taux à terme du CORRA de Chatham Financial pour les prochaines dates d’annonce préétablies de la Banque du Canada. Les taux fixes combinent les moyennes de la courbe et les marges des prêteurs ajustées en fonction des normes historiques, en utilisant les rendements des obligations du gouvernement du Canada comme contre-vérification, tandis que les taux variables et le taux préférentiel suivent les variations prévues du taux directeur.
Avis de non-responsabilité : Les prévisions reflètent les attentes implicites du marché et sont mises à jour régulièrement à mesure que les prix du marché évoluent. Il s’agit de projections quantitatives, et non d’offres de taux garanties.
Clause de non-responsabilité: