Rapport sur le marché immobilier canadien

Canada flag WOWA® Sachez simplement vos options

*Corrigé des Variations Saisonnières

Note : Les données proviennent de l'Association canadienne de l'immobilier (ACI).

Données sur le marché immobilier canadien pour août 2026

Tendances du marché immobilier canadien

Les données d'août indiquent que l'élan observé plus tôt durant l'été s'est atténué.

Le prix de référence national a reculé de 0,6 % par rapport à juillet pour s'établir à 657 500 $, soit 3,0 % de moins qu'en août 2025. Les ventes nationales désaisonnalisées ont également diminué de 0,6 % sur un mois et de 6,7 % sur un an.

Cela ne signifie pas que tous les marchés se sont affaiblis de la même façon. L'Ontario et la Colombie-Britannique continuent d'afficher certaines des plus fortes baisses annuelles des prix de référence, tandis que le Québec, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador demeurent au-dessus de leurs niveaux d'août 2025.

Les prix moyens des maisons par province (août 2026)

Prix de vente moyen des maisons dans la province

Canada

Le marché immobilier canadien a perdu un peu d'élan en août 2026. Après désaisonnalisation, les ventes nationales de propriétés ont reculé de 0,6 % par rapport à juillet et de 6,7 % par rapport à août 2025. Le prix moyen national a diminué d'un mois à l'autre tout en demeurant légèrement supérieur à celui d'un an plus tôt, tandis que le prix de référence national a reculé à la fois mensuellement et annuellement.

Le prix moyen national des propriétés s'est établi à 668 351 $ en août 2026, en baisse de 1,0 % par rapport à juillet mais en hausse de 0,6 % sur un an. Le prix de référence national s'est établi à 657 500 $, en baisse de 0,6 % sur un mois et de 3,0 % sur un an.

Après désaisonnalisation, les ventes nationales ont diminué de 0,6 % par rapport à juillet 2026. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions au Canada est passé de 51,3 % en juillet à 49,1 % en août. D'après les ventes et les ratios fournis, les nouvelles inscriptions désaisonnalisées ont augmenté d'environ 3,3 % d'un mois à l'autre.

Environ 200 000 propriétés étaient inscrites à vendre au Canada en août 2026. À partir du niveau de ventes fourni, cela représente environ 5,3 mois d'inventaire, ce qui maintient le marché national près de l'équilibre.

Aperçu du marché pour août 2026

Ventes
-0,6 %
D'un mois à l'autre
Nouvelles inscriptions
+3,3 %
D'un mois à l'autre
Inscriptions actives
+1,4 %
Sur un an

Note : Les ventes nationales sont désaisonnalisées.

Les plus fortes hausses annuelles des prix moyens ont été enregistrées à l'Île-du-Prince-Édouard (+5,0 %), en Alberta (+4,3 %) et à Terre-Neuve-et-Labrador (+4,0 %).

À l'autre extrémité du marché, le prix moyen en Ontario était inférieur de 1,7 % à celui d'août 2025, tandis qu'il reculait de 0,1 % en Colombie-Britannique.

Les tendances régionales sont donc demeurées très contrastées, plusieurs marchés des Prairies et de l'Atlantique affichant des hausses annuelles tandis que l'Ontario et la Colombie-Britannique restaient plus faibles.

Prix provinciaux records pour août 2026

N/AN/AAucun record battu en août 2026

Le prix de référence de Terre-Neuve-et-Labrador a reculé à 358 400 $ après son record de 359 300 $ en juillet, tandis que celui de l'Île-du-Prince-Édouard a diminué à 372 800 $ après son record de 388 400 $ en juillet. L'absence de nouveaux records en août montre que la croissance des prix est devenue moins généralisée.

Prix de référence des maisons par province (août 2026)

Les prix de référence permettent de mieux mesurer l'évolution de la valeur d'une propriété typique que les prix moyens, puisqu'ils sont moins influencés par les changements dans les types de propriétés vendues.

Province
Prix de référence des maisons en août 2026
Changement mensuel (%)
Changement annuel (%)
Colombie-Britannique874 600 $-0,8 %-4,7 %
Ontario745 400 $-0,6 %-3,5 %
Québec540 800 $-1,1 %3,1 %
Alberta511 500 $-0,4 %-0,8 %
Nouvelle-Écosse435 000 $1,4 %1,6 %
Saskatchewan381 600 $-0,5 %3,2 %
Île-du-Prince-Édouard372 800 $-4,0 %-1,3 %
Terre-Neuve-et-Labrador358 400 $-0,3 %6,8 %
Nouveau-Brunswick342 400 $-0,5 %5,9 %
Manitoba------
Canada657 500 $-0,6 %-3,0 %

Prix de Référence (Benchmark) à Travers le Canada

Conditions du marché immobilier au Canada
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour août 2026: 5.3 mois

L'une des particularités d'août est l'écart entre le prix moyen national et le prix de référence. Le prix moyen était supérieur de 0,6 % à celui d'un an auparavant, tandis que le prix de référence demeurait inférieur de 3,0 %.

Cela laisse entendre qu'une partie de la vigueur apparente du prix moyen national continue de provenir de la composition et de l'emplacement des propriétés vendues, plutôt que d'une hausse généralisée de la valeur d'une propriété canadienne typique.

Les deux mesures nationales ont reculé d'un mois à l'autre en août : le prix moyen a diminué de 1,0 % et le prix de référence de 0,6 %. Cet écart rappelle pourquoi les données immobilières mensuelles ne devraient pas être évaluées à partir d'un seul indicateur.

Conditions du marché canadien

Le marché canadien était un marché d'acheteurs, avec un stock représentant plus de cinq mois de ventes, tout en restant proche de conditions d'équilibre en août 2026.

L'ACI considère qu'un ratio national ventes/nouvelles inscriptions d'environ 40 % à 60 % correspond à un marché équilibré. Le ratio d'août était de 49,1 %, contre 51,3 % en juillet.

Plus important encore, les conditions demeurent très différentes d'une province à l'autre.

L'Ontario comptait environ 5,2 mois d'offre et un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 43,9 %, tandis que la Saskatchewan affichait environ 3,3 mois et un ratio de 66,3 %. La Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard affichaient les niveaux d'inventaire les plus élevés parmi les données fournies, soit environ 7,7 et 7,4 mois.

Mois d'inventaire

L'Île-du-Prince-Édouard et la Colombie-Britannique affichent certains des niveaux d'inventaire les plus élevés par rapport aux ventes, tandis que la Saskatchewan et l'Alberta demeurent beaucoup plus serrées.

En août, la Saskatchewan comptait 4 920 inscriptions actives et 1 510 ventes, soit environ 3,3 mois d'inventaire. Son ratio ventes/nouvelles inscriptions de 66,3 % demeure également favorable aux vendeurs par rapport à la plupart des provinces.

Juridictionaoût 2026 Mois d'inventaire
Canada5,3 mois
Colombie-Britannique7,7 mois
Île-du-Prince-Édouard7,4 mois
Nouvelle-Écosse5,7 mois
Québec5,4 mois
Ontario5,2 mois
Nouveau-Brunswick5,0 mois
Terre-Neuve-et-Labrador4,6 mois
Alberta3,7 mois
Saskatchewan3,3 mois

Note : Le chiffre du Canada est désaisonnalisé. Les chiffres provinciaux sont calculés en divisant les inscriptions actives par les ventes du mois. Le Québec est calculé selon les ventes moyennes des 12 mois précédents.

Août ne représente pas un rebond généralisé du marché immobilier. Les ventes nationales et le prix de référence ont tous deux reculé par rapport à juillet, tandis que les conditions globales sont demeurées près de l'équilibre.

L'amélioration observée plus tôt durant l'été a marqué une pause en août : les ventes désaisonnalisées ont diminué de 0,6 %, le ratio ventes/nouvelles inscriptions est tombé à 49,1 % et le prix de référence a reculé de 0,6 % d'un mois à l'autre. Parallèlement, le prix moyen national demeurait 0,6 % supérieur à celui d'un an plus tôt.

Cependant, les ventes nationales étaient encore inférieures de 6,7 % à celles d'août 2025 et le prix de référence national demeurait 3,0 % plus bas qu'un an auparavant. Les taux hypothécaires restent également nettement plus élevés qu'avant 2022.

Taux hypothécaires du jour

Au 19 septembre 2026
TermTaux les plus basTaux moyens
(10 prêteurs)
Variation des taux moyens sur 30 jours
Fixe undefined ans %5,35 %
+10 points de base
Fixe undefined ans %4,91 %
+12 points de base
Fixe undefined ans %4,76 %
+16 points de base
Fixe undefined ans %4,8 %
+12 points de base
Fixe undefined ans %4,78 %
+16 points de base
Variable à undefined ans %3,94 %
-1 points de base

Le panier de 10 prêteurs comprend: CIBC logo CIBC, BMO logoBMO, TD logoTD, Scotiabank logoBanque Scotia, RBC logoRBC, National Bank logoBanque Nationale, Desjardins logoDesjardins, nesto logonesto, Tangerine logoTangerine, First National logoFirst National.

Analyse régionale sélective

Marché immobilier du Québec août 2026

Conditions du marché immobilier au Québec
Marché vendeur*
Mois de stock pour août 2026: 5.4 mois
*Selon la définition provinciale du Québec, soit moins de huit mois d'inventaire

Le Québec est demeuré l'un des grands marchés provinciaux les plus vigoureux au Canada sur le plan des prix annuels, même si l'activité a ralenti en août.

Le prix moyen des propriétés s'est établi à 565 212 $, en hausse de 3,1 % par rapport à août 2025 mais en baisse de 0,3 % par rapport à juillet. Le prix de référence était de 540 800 $, également en hausse de 3,1 % sur un an mais en baisse de 1,1 % sur un mois.

Il y a eu 6 502 ventes et 12 482 nouvelles inscriptions en août, ce qui porte le ratio ventes/nouvelles inscriptions du Québec à environ 52,1 %, contre 65,5 % en juillet.

Le prix moyen des propriétés à Montréal s'est établi à 689 824 $ en août 2026, légèrement sous les 693 686 $ de juillet.

Ville de Québec

Le marché de Québec est demeuré relativement résilient en août, même si l'activité mensuelle a légèrement ralenti.

Il y a eu 677 ventes en août, soit 4,5 % de moins qu'en juillet mais 6,3 % de plus qu'en août 2025. Le prix moyen des propriétés s'est établi à environ 489 295 $, en hausse de 1,5 % sur un an.

Le prix moyen était inférieur de 0,6 % à celui de juillet, ce qui indique une vigueur annuelle persistante sans nouvelle accélération mensuelle des prix.

Québec demeure donc relativement robuste, même si le ratio ventes/nouvelles inscriptions de l'ensemble de la province est revenu vers l'équilibre.

Marché immobilier de l'Ontario août 2026

Conditions du marché immobilier au Ontario
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour août 2026: 5.2 mois

Le marché immobilier de l'Ontario est demeuré l'un des plus faibles parmi les grands marchés canadiens en août, les prix moyens et de référence étant tous deux inférieurs à ceux d'un an plus tôt.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 788 835 $, en baisse de 1,1 % par rapport à juillet et de 1,7 % sur un an. Le prix de référence de l'Ontario était de 745 400 $, en baisse de 0,6 % sur un mois et de 3,5 % sur un an.

Il y a eu 13 620 ventes en août, soit une baisse de 16,3 % par rapport à juillet et de 6,0 % par rapport à août 2025.

L'Ontario a enregistré 31 024 nouvelles inscriptions et 70 483 inscriptions actives en août. Son ratio ventes/nouvelles inscriptions était d'environ 43,9 %, pratiquement inchangé par rapport à 44,1 % en juillet, avec environ 5,2 mois d'inventaire.

Les conditions sont donc proches de l'équilibre mais demeurent favorables aux acheteurs, avec des prix faibles et un choix encore important.

Le prix de référence global de l'Ontario a reculé de 3,5 % sur un an en août, ce qui confirme que la faiblesse des prix demeure importante à l'échelle provinciale.

Perspectives du marché ontarien

L'Ontario pourrait être l'une des provinces offrant le plus de potentiel de reprise des ventes, puisque l'activité demeure inférieure aux normes historiques alors que l'inventaire reste élevé.

Les prévisions de l'ACI de juillet 2026 indiquent que l'Ontario devrait être la seule province à enregistrer une hausse annuelle des ventes de propriétés en 2026, après une activité particulièrement faible plus tôt dans l'année.

Une reprise des ventes ne signifie toutefois pas nécessairement une reprise immédiate des prix. Les acheteurs disposent encore de beaucoup plus de choix que pendant le boom immobilier de l'époque de la pandémie.

Marché immobilier de la Colombie-Britannique août 2026

Conditions du marché immobilier au Colombie-Britannique
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour août 2026: 7.7 mois

Le marché immobilier de la Colombie-Britannique est demeuré le marché provincial le plus cher au Canada en août parmi les provinces disposant d'un prix moyen mis à jour, à 924 826 $.

Le prix moyen a diminué de 0,5 % par rapport à juillet et de 0,1 % sur un an. Le prix de référence de la Colombie-Britannique a reculé de 0,8 % sur un mois et de 4,7 % sur un an pour s'établir à 874 600 $, soit la plus forte baisse annuelle parmi les données provinciales fournies.

Il y a eu 5 653 ventes résidentielles en août, en baisse de 13,8 % par rapport à juillet et de 4,7 % sur un an.

La province comptait 43 693 inscriptions actives en août, ce qui maintient l'inventaire à un niveau élevé par rapport aux ventes.

La Colombie-Britannique comptait environ 7,7 mois d'inventaire, l'un des niveaux les plus élevés au Canada.

La combinaison de ventes plus faibles, d'un inventaire élevé et de prix de référence en baisse signifie que les acheteurs disposent encore d'un pouvoir de négociation nettement supérieur à celui d'il y a quelques années, particulièrement dans le Lower Mainland.

Les Prairies

Marché immobilier de l'Alberta août 2026

Conditions du marché immobilier au Alberta
Équilibré
Mois de stock pour août 2026: 3.7 mois

Le prix moyen des propriétés en Alberta s'est établi à 524 545 $, en hausse de 1,1 % par rapport à juillet et de 4,3 % sur un an.

Son prix de référence était toutefois de 511 500 $, en baisse de 0,4 % par rapport à juillet et de 0,8 % par rapport à août 2025. L'écart entre le prix moyen et le prix de référence suggère que le marché albertain demeure plus contrasté que ne le laisse croire la hausse du prix moyen.

Il y a eu 5 995 ventes, 10 323 nouvelles inscriptions et environ 21 943 inscriptions actives. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions de l'Alberta était de 58,1 %, avec environ 3,7 mois d'inventaire.

Les ventes ont diminué de 13,5 % par rapport à juillet et d'environ 12,0 % sur un an, même si le prix de vente moyen a augmenté.

L'Alberta demeure donc relativement équilibrée, avec une offre plus serrée qu'en Ontario ou en Colombie-Britannique mais des conditions beaucoup moins concurrentielles que pendant la forte expansion provinciale de 2022 à 2024.

Marché immobilier de la Saskatchewan août 2026

La Saskatchewan demeure l'un des marchés immobiliers les plus serrés au Canada.

Le prix moyen s'est établi à 365 276 $, en hausse de 1,6 % sur un an mais en baisse de 1,0 % par rapport à juillet. Le prix de référence était de 381 600 $, en hausse de 3,2 % sur un an et en baisse de 0,5 % sur un mois.

Il y a eu 1 510 ventes en août, en baisse de 8,7 % par rapport à juillet et d'environ 3,0 % sur un an. La Saskatchewan comptait 2 277 nouvelles inscriptions, 4 920 inscriptions actives, un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 66,3 % et environ 3,3 mois d'inventaire.

La Saskatchewan demeure donc favorable aux vendeurs par rapport à la plupart des provinces, avec une offre disponible relativement faible malgré le recul mensuel des ventes.

Canada atlantique

Conditions du marché immobilier au Nouvelle-Écosse
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour août 2026: 5.7 mois

Marché immobilier de la Nouvelle-Écosse août 2026

Le prix moyen en Nouvelle-Écosse s'est établi à 467 585 $, en hausse de 0,5 % par rapport à juillet et de 0,1 % sur un an. Son prix de référence était de 435 000 $, en hausse de 1,4 % sur un mois et de 1,6 % sur un an.

Il y a eu 997 ventes en août, en baisse de 7,3 % par rapport à juillet et d'environ 7,1 % sur un an. La province comptait 1 571 nouvelles inscriptions, 5 643 inscriptions actives, un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 63,5 % et environ 5,7 mois d'inventaire.

La Nouvelle-Écosse demeure donc près de l'équilibre sur le plan de l'inventaire, même si son ratio ventes/nouvelles inscriptions d'août était légèrement favorable aux vendeurs.

À Halifax, le prix moyen des propriétés s'est établi à 592 675 $, en hausse de 2,6 % par rapport à juillet mais en baisse d'environ 1,9 % sur un an. Il y a eu 441 ventes, soit 12,7 % de moins qu'en juillet et environ 7,0 % de moins qu'un an auparavant.

Marché immobilier de l'Île-du-Prince-Édouard août 2026

L'Île-du-Prince-Édouard a présenté un portrait immobilier contrasté en août.

Son prix moyen a augmenté de 4,7 % par rapport à juillet et de 5,0 % sur un an pour atteindre 420 819 $, tandis que son prix de référence a reculé de 4,0 % sur un mois et de 1,3 % sur un an pour s'établir à 372 800 $.

Il y a eu 188 ventes, en hausse de 3,9 % par rapport à juillet mais en baisse de 5,5 % sur un an. L'Île-du-Prince-Édouard comptait 360 nouvelles inscriptions et 1 384 inscriptions actives, pour un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 52,2 % et environ 7,4 mois d'inventaire.

L'Île-du-Prince-Édouard combine donc un inventaire relativement élevé et un prix moyen vigoureux, même si le prix de référence d'une propriété typique a diminué.

Ce contraste montre comment la composition des propriétés vendues peut faire évoluer le prix moyen différemment du prix de référence, particulièrement dans un petit marché.

Marché immobilier du Nouveau-Brunswick août 2026

Son prix de référence était de 342 400 $, en baisse de 0,5 % par rapport à juillet mais en hausse de 5,9 % sur un an. Le prix moyen des propriétés au Nouveau-Brunswick, à 348 897 $, était en baisse de 1,6 % sur un mois et de 1,2 % sur un an.

Marché immobilier de Terre-Neuve-et-Labrador août 2026

Terre-Neuve-et-Labrador demeure l'un des marchés immobiliers provinciaux les plus vigoureux sur le plan de la croissance annuelle des prix.

Son prix moyen a augmenté de 4,0 % sur un an pour atteindre 366 918 $, tandis que son prix de référence s'est établi à 358 400 $, en hausse de 6,8 % par rapport à août 2025 mais en baisse de 0,3 % par rapport à juillet.

Il y a eu 624 ventes en août, en baisse de 5,2 % par rapport à juillet et en baisse d'environ 6,9 % sur un an. La province comptait 1 039 nouvelles inscriptions, 2 847 inscriptions actives, un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 60,1 % et environ 4,6 mois d'inventaire.

Le prix de référence d'août demeure juste sous le record de 359 300 $ établi en juillet; la province reste donc près de ses sommets historiques malgré un léger recul mensuel.

Contrairement à l'Ontario et à la Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador affiche encore une offre relativement serrée et un ratio ventes/nouvelles inscriptions favorable aux vendeurs.

Analyse

Les marchés immobiliers provinciaux demeurent divisés

L'une des caractéristiques les plus marquantes des données d'août est la persistance d'écarts importants entre les marchés provinciaux.

L'Ontario et la Colombie-Britannique demeurent faibles sur le plan des prix de référence, tandis que la Saskatchewan, le Québec, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador continuent d'afficher des hausses annuelles.

À l'échelle nationale, le marché était équilibré avec un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 49,1 %, mais le nombre de mois d'inventaire fourni variait d'environ 3,3 en Saskatchewan à 7,7 en Colombie-Britannique.

Le Canada n'évolue donc pas dans une seule direction : certaines régions demeurent favorables aux acheteurs tandis que d'autres conservent une offre relativement serrée.

L'Ontario et la Colombie-Britannique continuent de peser sur le prix de référence national

Les deux grandes provinces les plus chères du Canada représentent une part importante de la valeur immobilière nationale.

Avec des prix de référence en baisse de 3,5 % en Ontario et de 4,7 % en Colombie-Britannique, la faiblesse de ces marchés continue de peser sur le prix de référence national, même si les prix augmentent au Québec, en Saskatchewan, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Cela aide à expliquer comment le Canada peut simultanément afficher :

  • un prix moyen national supérieur de 0,6 % à celui d'août 2025;
  • un prix de référence national inférieur de 3,0 % à celui d'août 2025; et
  • plusieurs provinces enregistrant des hausses annuelles du prix de référence.

Il n'existe pas un seul « marché immobilier canadien » lorsque les tendances régionales évoluent dans des directions opposées.

L'élan national s'est atténué en août

Les données d'août montrent que le marché national ne s'est pas resserré au même rythme que plus tôt durant l'été.

Les ventes désaisonnalisées ont diminué de 0,6 % par rapport à juillet. D'après les ratios ventes/nouvelles inscriptions fournis, les nouvelles inscriptions ont augmenté d'environ 3,3 %, faisant passer le ratio national de 51,3 % à 49,1 %. Le prix de référence national a également reculé de 0,6 % sur un mois.

Les ratios régionaux ont évolué différemment : l'Ontario est demeuré presque inchangé à 43,9 %, le Québec a reculé à 52,1 %, tandis que la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador se situaient au-dessus de 60 %.

Le résultat est un marché national équilibré, mais marqué par d'importantes différences régionales plutôt qu'un rebond généralisé.

Les baisses mensuelles des ventes provinciales en août sont en partie saisonnières

Plusieurs provinces ont enregistré des baisses à deux chiffres des ventes non désaisonnalisées de juillet à août, notamment la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario et le Québec.

Ces chiffres ne devraient pas être interprétés comme la preuve d'un effondrement soudain de la demande en août.

Les données provinciales ne sont généralement pas désaisonnalisées, tandis que la série nationale désaisonnalisée offre une meilleure mesure de la tendance à court terme et n'a diminué que de 0,6 % en août.

Cette distinction est particulièrement importante pour interpréter les chiffres provinciaux d'août 2026.

Le marché de la revente se stabilise alors que la construction neuve ralentit

Le marché canadien de la revente montre des signes de stabilisation, alors même que la filière de construction résidentielle commence à perdre de son élan, selon de nouvelles données publiées par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

La tendance sur six mois des mises en chantier a reculé de 0,5 % en juillet 2026, pour s'établir à 247 377 unités annualisées. Le taux annuel désaisonnalisé des mises en chantier totales a chuté de 5 % par rapport à juin 2026, pour atteindre environ 229 074 unités. Les mises en chantier réelles dans les centres de 10 000 habitants ou plus étaient inférieures de 19 % à celles de juillet 2025.

Les mises en chantier ont chuté de 42 % sur un an à Vancouver et de 10 % à Toronto, tandis qu'elles ont augmenté de 3 % à Montréal.

Parallèlement, un volume important de logements demeure dans la filière de construction. Environ 373 091 unités étaient en construction dans les grands centres urbains, tandis que les achèvements mensuels ont augmenté de 8,1 %.

Cela crée deux dynamiques d'offre distinctes : les achèvements pourraient continuer d'ajouter des logements à court terme, tandis que le ralentissement actuel des mises en chantier risque de freiner le flux de nouvelle offre plus tard.

Que signifie août 2026 pour les acheteurs?

Pour les acheteurs, les conditions dépendent fortement de l'emplacement.

Les acheteurs en Colombie-Britannique, en Ontario et à l'Île-du-Prince-Édouard disposent généralement de plus de choix et d'un plus grand pouvoir de négociation, avec environ 7,7, 5,2 et 7,4 mois d'inventaire respectivement et des prix de référence inférieurs à ceux d'un an plus tôt dans les trois marchés.

Les acheteurs en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador font face à un marché différent, avec environ 3,3 et 4,6 mois d'inventaire et des ratios ventes/nouvelles inscriptions de 66,3 % et 60,1 %.

À l'échelle nationale, le ratio ventes/nouvelles inscriptions de 49,1 %, les 5,3 mois d'inventaire et la baisse mensuelle de 0,6 % du prix de référence indiquent un marché équilibré à faible plutôt qu'un rebond généralisé.

Que signifie août 2026 pour les vendeurs?

Les vendeurs font face à un marché équilibré mais très inégal selon les régions du Canada.

En Ontario et en Colombie-Britannique, une tarification réaliste demeure importante, puisque les prix de référence sont respectivement 3,5 % et 4,7 % sous ceux de l'an dernier et que les acheteurs disposent encore d'un choix important.

Les vendeurs en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador profitent de conditions plus fortes, puisque l'offre est plus serrée et que les ratios ventes/nouvelles inscriptions demeurent supérieurs à 60 %.

Le principal changement national en août est que l'élan s'est atténué plutôt qu'accéléré : les ventes ont légèrement diminué, le ratio national a reculé et le prix de référence a baissé d'un mois à l'autre.

📊 Prévisions du marché immobilier canadien pour 2026

Les prévisions pour le reste de 2026 continuent d'indiquer une année modérée plutôt qu'une reprise marquée du marché immobilier.

Les prévisions de l'ACI de juillet 2026 tablent sur 463 336 ventes résidentielles en 2026, soit un recul de 1,4 % par rapport à 2025. Le prix moyen national des propriétés devrait augmenter de 1,1 % pour atteindre environ 686 710 $.

La SCHL se montre un peu plus prudente. Ses Perspectives du marché de l'habitation de l'été 2026 prévoient environ 457 200 ventes, un prix moyen d'environ 675 200 $ et 241 400 mises en chantier en 2026. La SCHL s'attend à ce qu'une croissance économique lente, une croissance démographique plus faible, des coûts d'emprunt élevés et l'incertitude économique freinent la demande de logements avant que la situation ne s'améliore en 2027 et 2028.

CatégoriePerspectives pour 2026Principaux facteurs
Prix moyen nationalStable à légère baisseLes coûts élevés de construction (guerre commerciale) et la faible confiance des acheteurs neutralisent la demande soutenue des immigrants.
Volume des ventesReprise modéréeLa demande refoulée des Canadiens établis est freinée par des taux d'intérêt stables et non stimulants, ce qui entraîne une croissance plus faible que prévu.
Offre (nouvelles constructions)BaisseLes droits de douane sur les matériaux de construction augmenteront les coûts, incitant possiblement les promoteurs à reporter ou annuler des projets neufs, aggravant ainsi la pénurie d'offre à long terme.
AbordabilitéSe détériore pour les maisons neuvesDes taux stables maintiennent des coûts d'emprunt élevés, tandis que les tarifs douaniers ajoutent environ 30 000 à 50 000 $ au coût d'une maison neuve, creusant l'écart de prix entre le neuf et la revente.

1. 🏦 Contrainte liée à la stabilité des taux d'intérêt

L'anticipation de taux directeurs de la Banque du Canada stables jusqu'en 2027 freine l'activité des ventes.

  • Pas de « libération » de la demande :le marché ne bénéficiera pas du « puissant coup de fouet » que constitueraient de nouvelles baisses de taux attendues par certains.

  • Obstacle des renouvellements hypothécaires :une part importante des hypothèques canadiennes en cours arrivera à échéance en 2026. Comme bon nombre de ces renouvellements se feront à des taux plus élevés que ceux des contrats initiaux (notamment les hypothèques fixes de cinq ans), les propriétaires subiront une augmentation de leurs mensualités. Cette hausse du coût de propriété forcera ou incitera certains vendeurs à mettre leur propriété en vente.

2. ⚔️ Impact négatif du conflit commercial

Le conflit commercial représente un net négatif qui frappe simultanément l'offre et la demande sur le marché.

  • Aggravation de la crise de l'offre :Les droits de douane de représailles sur des importations clés en provenance des États-Unis (acier, aluminium, verre et gros électroménagers, notamment) feront grimper le prix des matériaux de construction. Cette dépense supplémentaire incitera les promoteurs à reporter ou à abandonner des projets neufs, ce qui réduira les mises en chantier et prolongera la crise de l'offre.

  • Baisse de la confiance :Le principal risque réside dans le « ralentissement économique global » provoqué par l'incertitude commerciale, qui se traduit directement par une confiance des consommateurs en berne et une réticence à effectuer un achat important, freinant davantage l'activité des ventes.

3. 🌍 Stabilisation grâce aux immigrants établis

La demande sous-jacente soutenue des immigrants récents, désormais admissibles au crédit, constituera la principale force de stabilisation du marché.

  • Maturation de la demande :Les immigrants arrivés au cours des dernières années satisfont maintenant les deux années de résidence canadienne et de stabilité d'emploi requises pour obtenir un financement hypothécaire avantageux ; ils passent ainsi du marché locatif au marché de la propriété.

  • Plancher des prix :Cette demande structurelle se concentrera dans les grands marchés urbains (Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary) et agira comme un plancher sous les prix, empêchant probablement les très fortes baisses annuelles que certains prévoient pour l'Ontario et la Colombie-Britannique de se matérialiser. Cette demande soutenue compensera la mollesse économique provoquée par l'anxiété liée au conflit commercial.

Répartition par Région

Clause de non-responsabilité:

  • Toute analyse ou commentaire est l'opinion des analystes de WOWA.ca et ne doit pas être considéré comme un conseil financier. Veuillez consulter un professionnel agréé avant de prendre toute décision.
  • Les calculateurs et le contenu de cette page sont fournis à titre d'information générale seulement. WOWA ne garantit pas l'exactitude et n'est pas responsable des conséquences de l'utilisation de la calculatrice.
  • Les institutions financières et les maisons de courtage peuvent nous rémunérer pour la mise en relation des clients avec elles par le biais de paiements pour les publicités, les clics et les pistes.
  • Les taux d'intérêt proviennent des sites Web des institutions financières ou nous sont fournis directement. Les données immobilières proviennent de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) et des sites et documents des chambres régionales.
  • Les marques MLS®, Multiple Listing Service® et les logos associés sont la propriété de l'ACI et identifient les services fournis par ses membres.