Rapport sur le marché immobilier canadien

Le contenu de cette page a été mis à jour pour la dernière fois le: 16 octobre 2026
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*Corrigé des Variations Saisonnières

Note : Les données proviennent de l'Association canadienne de l'immobilier (ACI).

Données sur le marché immobilier canadien pour septembre 2026

Tendances du marché immobilier canadien

Septembre 2026 a marqué un nouveau revers pour le marché immobilier canadien, après plusieurs mois d'activité et de prix relativement stables.

Les ventes nationales désaisonnalisées ont reculé de 2,3 % sur un mois, tandis que l'indice national des prix de référence de l'ACI a diminué de 0,4 %. Sur un an, les ventes ont chuté de 7,7 % et le prix de référence était inférieur de 3,4 % à son niveau de septembre 2025.

Le prix moyen national a également diminué de 1,6 % sur un an, effaçant la légère hausse annuelle enregistrée en août.

Ce qui distingue particulièrement septembre, c'est que la faiblesse ne se limite plus aux prix de référence. Les prix moyens et les prix de référence nationaux sont désormais tous deux inférieurs à leurs niveaux d'un an auparavant.

Cela ne signifie toutefois pas que tous les marchés canadiens connaissent la même évolution.

L'Ontario et la Colombie-Britannique ont enregistré des baisses annuelles des prix de référence de 3,9 % et de 4,7 %, respectivement. En revanche, Terre-Neuve-et-Labrador (+5,5 %), le Manitoba (+3,4 %), la Saskatchewan (+2,8 %) et le Nouveau-Brunswick (+2,7 %) ont continué d'afficher des hausses annuelles.

Le ralentissement national reflète donc à la fois l'affaiblissement de la demande dans les principaux marchés immobiliers du pays et la meilleure résistance de plusieurs provinces de plus petite taille.

Les prix moyens des maisons par province (septembre 2026)

Prix de vente moyen des maisons dans la province

Canada

Le marché immobilier canadien s'est affaibli en septembre 2026, alors que la hausse des taux hypothécaires et le regain d'incertitude économique ont freiné l'activité pendant la saison immobilière automnale. Les ventes nationales désaisonnalisées ont reculé de 2,3 % par rapport à août et, selon les données non désaisonnalisées, de 7,7 % par rapport à septembre 2025.

Le prix moyen national des propriétés s'est établi à 666 538 $, en baisse d'environ 0,3 % sur un mois et de 1,6 % sur un an. Le prix de référence national a atteint 651 400 $, soit 3,4 % de moins qu'un an auparavant. L'indice des prix des propriétés (IPP MLS®) désaisonnalisé de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a également reculé de 0,4 % par rapport à août, après plusieurs mois de prix relativement stables.

Les nouvelles inscriptions ont diminué de 1,8 % sur un mois, mais les ventes ont reculé légèrement plus rapidement, faisant passer le ratio national ventes/nouvelles inscriptions de 49,1 % en août à 48,8 % en septembre.

Le Canada comptait un peu plus de 200 000 inscriptions actives, en hausse de 1,8 % sur un an. Le nombre de mois d'inventaire s'est établi à 4,9, contre 4,8 en août, maintenant le marché national en situation d'équilibre.

Aperçu du marché pour septembre 2026

Ventes
-2,3 %
D'un mois à l'autre
Nouvelles inscriptions
-1,8 %
D'un mois à l'autre
Inscriptions actives
+1,8 %
Sur un an

Note : Les ventes sont désaisonnalisées

Malgré le ralentissement national, les marchés provinciaux ont continué d'évoluer dans des directions différentes.

Les plus fortes hausses annuelles des prix moyens ont été enregistrées à Terre-Neuve-et-Labrador (+7,0 %), en Alberta (+4,8 %) et au Manitoba (+7,2 %).

À l'autre extrémité du marché, le prix moyen des propriétés en Ontario était inférieur de 4,3 % à son niveau de septembre 2025, tandis qu'il reculait de 2,4 % en Colombie-Britannique.

Les écarts régionaux demeurent donc importants. Plusieurs provinces des Prairies et de l'Atlantique continuent d'enregistrer des hausses annuelles de prix, alors que la faiblesse des ventes et le recul des prix en Ontario et en Colombie-Britannique pèsent sur le marché immobilier national.

Prix provinciaux records pour septembre 2026

N/AN/AAucun record battu en septembre 2026

Aucune province canadienne n'a établi de nouveau record absolu pour son prix de vente moyen ou son prix de référence en septembre 2026.

Terre-Neuve-et-Labrador s'en est toutefois approchée. Son prix moyen a atteint 372 633 $, légèrement sous son précédent record de 375 334 $. Son prix de référence s'est établi à 355 600 $, comparativement au record de 359 300 $ enregistré en juillet 2026.

À l'Île-du-Prince-Édouard, le prix de référence a augmenté pour atteindre 377 900 $ en septembre, mais il est demeuré inférieur au record de 388 400 $ établi en juillet 2026.

L'absence de nouveaux records provinciaux est un autre signe que la croissance des prix se concentre dans un nombre plus restreint de marchés.

Certaines petites provinces continuent d'enregistrer une appréciation annuelle notable, mais même les marchés historiquement vigoureux n'établissent plus régulièrement de nouveaux sommets mensuels.

Prix de référence des maisons par province (septembre 2026)

Les prix de référence permettent de mieux mesurer l'évolution de la valeur d'une propriété typique que les prix moyens, puisqu'ils sont moins influencés par les changements dans la composition des propriétés vendues.

Province
Prix de référence des maisons en septembre 2026
Changement mensuel (%)
Changement annuel (%)
Colombie-Britannique868 900 $-0,7 %-4,7 %
Ontario736 300 $-1,0 %-3,9 %
Québec537 100 $-0,7 %1,1 %
Alberta508 500 $-0,6 %-0,4 %
Nouvelle-Écosse423 200 $-2,7 %-2,5 %
Manitoba388 200 $--3,4 %
Île-du-Prince-Édouard377 900 $1,4 %0,5 %
Saskatchewan376 700 $-1,3 %2,8 %
Terre-Neuve-et-Labrador355 600 $-0,8 %5,5 %
Nouveau-Brunswick341 700 $-0,2 %2,7 %
Canada651 400 $-0,9 %-3,4 %

Prix de Référence (Benchmark) à Travers le Canada

Conditions du marché immobilier au Canada
Équilibré
Mois de stock pour sept. 2026: 4.9 mois

Septembre 2026 marque un tournant important dans l'évolution des prix immobiliers au Canada : le prix moyen national et le prix de référence national sont désormais tous deux inférieurs à leurs niveaux d'un an auparavant.

Le prix moyen national a reculé de 1,6 % sur un an pour s'établir à 666 538 $, tandis que le prix de référence a diminué de 3,4 % pour atteindre 651 400 $.

En août, le prix moyen national était encore supérieur de 0,6 % à celui d'un an auparavant, même si le prix de référence accusait déjà une baisse de 3,0 %. Le recul simultané des deux indicateurs en septembre suggère que le ralentissement généralisé du marché devient de plus en plus visible, même dans les prix de vente moyens.

Le prix de référence mesure la valeur d'une propriété représentative, alors que le prix moyen peut varier selon les types de propriétés vendues et leur emplacement.

Cette distinction demeure importante lorsqu'on compare les provinces.

Par exemple, le prix de vente moyen en Alberta a augmenté de 4,8 % sur un an, tandis que son prix de référence a diminué de 0,4 %. En Nouvelle-Écosse, le prix moyen a légèrement augmenté (+1,2 %), alors que le prix de référence a reculé de 2,5 %.

À l'inverse, à Terre-Neuve-et-Labrador, le prix moyen et le prix de référence ont tous deux progressé de plus de 5 % sur un an, ce qui témoigne d'une croissance des prix plus uniforme.

En somme, les moyennes nationales ne suffisent pas à illustrer les différences marquées entre les marchés immobiliers régionaux.

Conditions du marché canadien

Le marché immobilier canadien est demeuré équilibré en septembre 2026, même si les conditions sont devenues légèrement plus favorables aux acheteurs.

Le ratio national ventes/nouvelles inscriptions est passé de 49,1 % en août à 48,8 % en septembre, sous sa moyenne à long terme de 54,7 %.

L'ACI considère généralement qu'un ratio ventes/nouvelles inscriptions situé entre environ 45 % et 65 % correspond à un marché équilibré.

Le Canada comptait également 4,9 mois d'inventaire, soit un niveau proche de sa moyenne à long terme de cinq mois. Selon les seuils nationaux de l'ACI, un marché favorable aux acheteurs compte généralement plus de 6,4 mois d'inventaire, tandis qu'un marché favorable aux vendeurs en compte moins de 3,6.

L'équilibre national masque toutefois des écarts beaucoup plus importants entre les provinces.

La Colombie-Britannique comptait 8,4 mois d'inventaire et l'Île-du-Prince-Édouard, 6,8 mois. En Ontario, l'inventaire atteignait 5,4 mois, mais le ratio ventes/nouvelles inscriptions ne s'élevait qu'à 34,0 %, ce qui témoigne d'une demande particulièrement faible par rapport à l'offre nouvellement mise en marché.

À l'opposé, le Manitoba ne comptait que 2,6 mois d'inventaire, la Saskatchewan 3,6 mois et Terre-Neuve-et-Labrador 4,3 mois.

Le marché canadien demeure donc globalement équilibré, mais le pouvoir de négociation des acheteurs et des vendeurs continue de dépendre fortement de l'endroit où ils se trouvent.

Mois d'inventaire

La Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard présentent certains des niveaux d'inventaire les plus élevés du pays par rapport aux ventes, tandis que le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta demeurent nettement plus serrés.

Le Manitoba se distingue particulièrement avec seulement 2,6 mois d'inventaire en septembre, ce qui en fait le marché provincial le plus serré de cette comparaison.

Juridictionseptembre 2026 Mois d'inventaire
Canada4,9 mois
Colombie-Britannique8,4 mois
Île-du-Prince-Édouard6,8 mois
Québec6,4 mois
Nouvelle-Écosse6,1 mois
Nouveau-Brunswick5,6 mois
Ontario5,4 mois
Terre-Neuve-et-Labrador4,3 mois
Alberta3,8 mois
Saskatchewan3,6 mois

Note : Le chiffre du Canada est désaisonnalisé. Les chiffres provinciaux sont calculés en divisant les inscriptions actives par les ventes du mois.

Les données de septembre 2026 confirment que la reprise du marché immobilier canadien demeure fragile.

Les ventes désaisonnalisées ont reculé de 2,3 %, les nouvelles inscriptions ont diminué de 1,8 % et le ratio ventes/nouvelles inscriptions a glissé à 48,8 %. Le prix de référence national, mesuré par l'indice désaisonnalisé, a également baissé de 0,4 % d'un mois à l'autre.

Même si l'inventaire national demeure proche de ses normes historiques, la faiblesse de la demande et la nouvelle hausse des taux hypothécaires créent des obstacles supplémentaires pour les acheteurs.

La saison immobilière automnale n'a donc pas encore entraîné de véritable rebond à l'échelle nationale. Les prix demeurent sous pression en Ontario et en Colombie-Britannique, tandis que plusieurs provinces des Prairies et de l'Atlantique résistent mieux.

Avec la remontée des taux hypothécaires fixes et l'incertitude entourant les prochaines décisions de la Banque du Canada, les perspectives du marché immobilier canadien demeurent prudentes à l'approche des derniers mois de 2026.

Taux hypothécaires du jour

Au 17 octobre 2026
TermTaux les plus basTaux moyens
(10 prêteurs)
Variation des taux moyens sur 30 jours
Fixe 1 an5,09 %5,52 %
+20 points de base
Fixe 2 ans4,84 %5,14 %
+25 points de base
Fixe 3 ans4,29 %5 %
+28 points de base
Fixe 4 ans4,69 %4,99 %
+20 points de base
Fixe 5 ans4,39 %4,92 %
+18 points de base
Variable à 5 ans3,41 %4,08 %
+14 points de base

Le panier de 10 prêteurs comprend: CIBC logo CIBC, BMO logoBMO, TD logoTD, Scotiabank logoBanque Scotia, RBC logoRBC, National Bank logoBanque Nationale, Desjardins logoDesjardins, nesto logonesto, Tangerine logoTangerine, First National logoFirst National.

Analyse régionale sélective

Marché immobilier du Québec septembre 2026

Conditions du marché immobilier au Québec
Marché vendeur*
Mois de stock pour sept. 2026: 6.4 mois
*Selon la définition provinciale du Québec, soit moins de huit mois d'inventaire

Le marché immobilier du Québec a connu une certaine amélioration de l'activité de vente en septembre 2026, mais la tendance générale suggère que la province évolue graduellement vers des conditions plus équilibrées.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 556 162 $, en hausse de 0,9 % par rapport à septembre 2025, mais en baisse de 1,6 % par rapport à août.

Il y a eu 7 045 ventes résidentielles, soit une augmentation de 8,4 % sur un mois, mais une diminution de 7,1 % par rapport à septembre 2025.

Les nouvelles inscriptions ont atteint 15 378, faisant reculer le ratio ventes/nouvelles inscriptions à environ 45,8 %, contre 52,1 % en août.

Les inscriptions actives ont grimpé à 45 185, en hausse de 23 % sur un an, ce qui représente environ 6,4 mois d'inventaire selon les ventes de septembre.

Cette augmentation du nombre de propriétés disponibles est particulièrement importante, puisque les prix au Québec avaient relativement bien résisté pendant que l'Ontario et la Colombie-Britannique subissaient des baisses plus marquées.

Les chiffres provinciaux cachent toutefois un écart grandissant entre Montréal et la ville de Québec.

À Montréal, le prix moyen des propriétés a diminué de 1,0 % sur un mois pour s'établir à 683 074 $, soit seulement 0,9 % de plus qu'en septembre 2025. Les ventes ont reculé de 12,4 % sur un an, tandis que le nombre de propriétés à vendre a augmenté de 15,7 %.

Le ralentissement de la croissance annuelle des prix et l'augmentation de l'inventaire à Montréal suggèrent que le marché perd une partie de l'élan qui avait soutenu les prix tout au long de 2025 et au début de 2026.

Ville de Québec

La ville de Québec est demeurée nettement plus vigoureuse que Montréal en septembre 2026, particulièrement en matière de croissance des prix.

Il y a eu 776 ventes en septembre, soit 14,6 % de plus qu'en août, mais 4,7 % de moins qu'en septembre 2025.

Le prix moyen des propriétés a grimpé à environ 510 946 $, en hausse de 4,4 % sur un mois et de 6,8 % sur un an.

Malgré le recul annuel des ventes, l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a indiqué que l'activité de vente dans la ville de Québec demeurait supérieure de 23 % à sa moyenne des dix dernières années.

Les inscriptions actives ont augmenté de 35 % sur un an, mais le nombre de propriétés offertes demeurait environ deux fois moins élevé que sa moyenne historique.

Cette situation explique en partie pourquoi la ville de Québec continue de subir une pression à la hausse sur les prix plus forte que Montréal, même si les deux marchés ont enregistré moins de ventes sur un an.

La distinction est importante : le marché immobilier du Québec ne se refroidit pas de manière uniforme. Montréal devient de plus en plus favorable aux acheteurs, tandis que l'offre historiquement limitée de la ville de Québec continue de soutenir les prix des propriétés.

Marché immobilier de l'Ontario septembre 2026

Conditions du marché immobilier au Ontario
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour sept. 2026: 5.4 mois

Le marché immobilier de l'Ontario a entamé la saison automnale avec un problème familier : beaucoup de propriétés à vendre, mais pas assez d'acheteurs pour les absorber.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 791 691 $ en septembre 2026, en hausse de 0,4 % par rapport à août, mais en baisse de 4,3 % sur un an. Le prix de référence de l'Ontario était de 736 300 $, en baisse de 3,9 % par rapport à septembre 2025, ce qui confirme que la faiblesse va au-delà des changements dans la composition des propriétés vendues.

Il y a eu 13 340 ventes en septembre, soit une baisse de 2,1 % par rapport à août et de 8,3 % par rapport à septembre 2025.

L'élément le plus frappant a été l'écart entre les inscriptions et les ventes. Les nouvelles inscriptions ont bondi de 26,6 % sur un mois pour atteindre 39 261, tandis que les inscriptions actives ont atteint 72 643. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions de l'Ontario a chuté de 43,9 % en août à seulement 34,0 % en septembre, avec environ 5,4 mois d'inventaire.

Fait encore plus révélateur, les ventes de septembre étaient inférieures de 21 % à leur moyenne des dix dernières années, tandis que les inscriptions actives dépassaient la leur de près de 40 %.

L'Ontario demeure donc nettement favorable aux acheteurs. La légère hausse mensuelle des prix moyens ne doit pas être interprétée comme une reprise du marché alors que les ventes demeurent faibles et que les acheteurs disposent de beaucoup plus de choix qu'à l'habitude.

Perspectives du marché ontarien

Le marché immobilier de l'Ontario dispose d'une marge considérable pour une reprise des ventes, mais cela ne signifie pas que les prix des propriétés sont prêts à rebondir.

L'inventaire relativement élevé de la province et une activité de vente inférieure à la moyenne suggèrent que l'abordabilité, les coûts d'emprunt et la confiance des acheteurs demeurent des obstacles importants.

La hausse des taux hypothécaires fixes pourrait rendre une reprise encore plus difficile, particulièrement pour les acheteurs qui peinent déjà à se qualifier pour un prêt hypothécaire.

Une reprise soutenue des ventes serait le premier signe encourageant. D'ici là, l'inventaire élevé de l'Ontario signifie que les vendeurs pourraient devoir demeurer flexibles sur les prix plutôt que de s'attendre à ce que le marché automnal ramène une concurrence plus vive.

Marché immobilier de la Colombie-Britannique septembre 2026

Conditions du marché immobilier au Colombie-Britannique
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour sept. 2026: 8.4 mois

Le marché immobilier de la Colombie-Britannique est demeuré le marché provincial le plus cher au Canada en septembre 2026, mais des prix élevés continuent de coexister avec une activité de vente inhabituellement faible.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 924 279 $, pratiquement inchangé par rapport à août (-0,1 %), mais en baisse de 2,4 % par rapport à septembre 2025.

Il y a eu 5 254 ventes résidentielles en septembre, en baisse de 7,1 % sur un mois et de 8,9 % sur un an.

Selon la British Columbia Real Estate Association (BCREA), les ventes étaient également inférieures de 25,8 % à la moyenne des dix dernières années pour un mois de septembre, ce qui indique que le ralentissement va bien au-delà des fluctuations saisonnières normales.

La Colombie-Britannique comptait environ 43 940 inscriptions actives, soit 8,4 mois d'inventaire, l'un des niveaux les plus élevés parmi les provinces canadiennes.

La combinaison de ventes faibles, d'un inventaire important et de prix en baisse sur un an suggère que les acheteurs continuent de disposer d'un pouvoir de négociation important, particulièrement dans les marchés où de nombreuses propriétés se font concurrence.

Une préoccupation pour la Colombie-Britannique est que le marché immobilier de la province peinait déjà à retrouver son élan avant que les rendements obligataires et les taux hypothécaires fixes ne recommencent à grimper. La hausse des coûts d'emprunt pourrait retarder davantage une reprise.

Les conditions varient toutefois considérablement selon la région et le type de propriété. La BCREA décrit de nombreux marchés locaux comme relativement équilibrés, malgré le niveau élevé d'inventaire à l'échelle provinciale.

Pour les vendeurs, une tarification réaliste demeure importante. Pour les acheteurs, les données de septembre suggèrent que la patience et la comparaison des options pourraient continuer de porter leurs fruits.

Les Prairies

Marché immobilier de l'Alberta septembre 2026

Conditions du marché immobilier au Alberta
Équilibré
Mois de stock pour sept. 2026: 3.8 mois

Le marché immobilier de l'Alberta est demeuré relativement équilibré en septembre 2026, la croissance annuelle du prix moyen se poursuivant malgré des ventes plus faibles.

Le prix moyen provincial des propriétés a atteint 528 556 $, en hausse de 0,8 % par rapport à août et de 4,8 % sur un an.

Il y a eu 5 699 ventes en septembre, en baisse de 4,9 % sur un mois et d'environ 6 % sur un an.

L'Alberta a enregistré 10 598 nouvelles inscriptions et 21 805 inscriptions actives, pour un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 53,8 % et environ 3,8 mois d'inventaire.

Même si l'offre demeure plus serrée en Alberta qu'en Ontario et en Colombie-Britannique, les conditions sont devenues nettement moins concurrentielles que pendant la forte expansion du marché immobilier provincial entre 2022 et 2024.

Une distinction importante se dessine entre les types de propriétés.

Dans le marché immobilier de Calgary, les maisons individuelles sont demeurées relativement équilibrées, tandis que les appartements et les maisons en rangée ont subi une pression plus forte de l'offre. Le marché des appartements de Calgary comptait plus de cinq mois d'inventaire en septembre, contre un peu plus de trois mois pour les maisons individuelles.

Cela suggère que le marché albertain devient de plus en plus segmenté. Une forte croissance du prix moyen ne signifie pas nécessairement que tous les types de logements ou tous les quartiers prennent de la valeur.

Dans l'ensemble, l'Alberta demeure relativement résiliente, mais le ralentissement des ventes et l'amélioration de l'inventaire suggèrent que les acheteurs gagnent du pouvoir de négociation dans certains segments.

Marché immobilier de la Saskatchewan septembre 2026

La Saskatchewan est demeurée l'un des marchés immobiliers les plus serrés au Canada en septembre 2026, même si les acheteurs ont commencé à constater une légère amélioration de l'offre disponible.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 350 191 $, en baisse de 4,1 % par rapport à août, mais toujours 3,7 % plus élevé qu'en septembre 2025.

Le prix de référence provincial était de 376 700 $, en baisse par rapport à 381 600 $ en août, mais près de 3 % plus élevé sur un an.

Il y a eu 1 361 ventes résidentielles, en baisse de 9,9 % sur un mois et de 11,0 % sur un an.

La Saskatchewan a enregistré 2 182 nouvelles inscriptions et 4 940 inscriptions actives, pour un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 62,4 % et environ 3,6 mois d'inventaire.

Malgré le ralentissement des ventes, la Saskatchewan REALTORS® Association a indiqué que les ventes de septembre demeuraient supérieures de 9 % à la moyenne des dix dernières années, tandis que l'inventaire actif demeurait inférieur de près de 40 % aux niveaux historiques.

Il s'agit d'une distinction importante par rapport à l'Ontario et à la Colombie-Britannique, où la faiblesse des ventes s'accompagne d'un inventaire inhabituellement élevé.

En Saskatchewan, le ralentissement des ventes permet à l'offre de se reconstituer à partir de niveaux historiquement bas plutôt que de créer un important surplus de propriétés.

Par conséquent, la Saskatchewan demeure relativement favorable aux vendeurs, même si les acheteurs pourraient enfin disposer de plus de temps et de choix qu'au début de l'année.

Canada atlantique

Conditions du marché immobilier au Nouvelle-Écosse
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour sept. 2026: 6.1 mois

Marché immobilier de la Nouvelle-Écosse septembre 2026

Le marché immobilier de la Nouvelle-Écosse a continué de s'assouplir en septembre 2026, alors que l'inventaire augmentait et que les ventes demeuraient inférieures aux normes historiques.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 463 312 $, en baisse de 0,9 % par rapport à août, mais en hausse de 1,2 % sur un an.

Le prix de référence a toutefois reculé à 423 200 $, en baisse de 2,5 % par rapport à septembre 2025. L'écart entre l'évolution du prix moyen et celle du prix de référence suggère que les changements dans les types de propriétés vendues pourraient masquer une faiblesse plus généralisée des prix.

Il y a eu 929 ventes en septembre, en baisse de 6,8 % sur un mois et de 6,4 % sur un an.

La Nouvelle-Écosse comptait 1 609 nouvelles inscriptions et 5 661 inscriptions actives, pour un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 57,7 % et environ 6,1 mois d'inventaire.

Les inscriptions actives étaient supérieures de 13,4 % à leur niveau d'un an auparavant et ont atteint leur plus haut niveau pour un mois de septembre en plus de cinq ans.

La Nouvelle-Écosse devient donc de plus en plus favorable aux acheteurs, même si son ratio ventes/nouvelles inscriptions demeure dans une fourchette généralement associée à un marché équilibré.

Dans le marché immobilier de Halifax, les conditions ont été un peu plus résilientes.

Le prix moyen des propriétés s'est établi à 585 650 $, en baisse de 1,2 % par rapport à août, mais en hausse de 0,4 % sur un an. Il y a eu 434 ventes, soit seulement 1,6 % de moins qu'en août, mais 4,1 % de plus qu'en septembre 2025.

La meilleure performance annuelle des ventes à Halifax suggère que la demande résiste mieux dans la capitale provinciale que dans plusieurs autres régions de la Nouvelle-Écosse.

Néanmoins, la hausse de l'inventaire à l'échelle de la province indique que les vendeurs font de plus en plus face à la concurrence d'autres propriétés offertes.

Marché immobilier de l'Île-du-Prince-Édouard septembre 2026

L'Île-du-Prince-Édouard a enregistré l'une des performances de ventes les plus encourageantes du Canada atlantique en septembre 2026, même si un inventaire élevé a continué de favoriser les acheteurs.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 409 925 $, en baisse de 2,6 % par rapport à août, mais en hausse de 1,4 % sur un an.

Son prix de référence était de 377 900 $, pratiquement inchangé par rapport à l'an dernier, avec une hausse de seulement 0,5 %.

Il y a eu 201 ventes en septembre, en hausse de 6,9 % tant sur un mois que sur un an. Il s'agit du plus haut total de ventes pour un mois de septembre depuis 2021.

Les nouvelles inscriptions sont toutefois demeurées élevées. L'Île-du-Prince-Édouard a enregistré 341 nouvelles inscriptions, le nombre le plus élevé jamais enregistré pour un mois de septembre, ainsi que 1 360 inscriptions actives.

Le ratio ventes/nouvelles inscriptions était de 58,9 %, avec environ 6,8 mois d'inventaire.

Les résultats de septembre à l'Île-du-Prince-Édouard illustrent pourquoi une amélioration des ventes ne se traduit pas toujours par une hausse des prix.

Les acheteurs reviennent sur le marché, mais le vaste choix de propriétés disponibles continue de limiter le pouvoir de fixation des prix des vendeurs.

Même si le rebond des ventes en septembre est encourageant, une croissance soutenue de la demande serait probablement nécessaire pour absorber l'inventaire existant et exercer une pression à la hausse plus forte sur les prix.

Marché immobilier du Nouveau-Brunswick septembre 2026

Le marché immobilier du Nouveau-Brunswick a connu un nouveau ralentissement en septembre 2026, même si les prix des propriétés sont demeurés légèrement supérieurs à ceux d'un an plus tôt.

Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 346 510 $, en baisse de 0,7 % par rapport à août, mais en hausse de 1,6 % sur un an.

Son prix de référence était de 341 700 $, en hausse de 2,7 % par rapport à septembre 2025.

Il y a eu 724 ventes résidentielles, en baisse de 12,2 % sur un mois et de 12,6 % sur un an.

La province a enregistré 1 291 nouvelles inscriptions et 4 049 inscriptions actives, pour un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 56,1 % et environ 5,6 mois d'inventaire.

Le total des ventes de septembre a été le plus faible pour ce mois depuis 2018, tandis que les inscriptions actives ont atteint leur plus haut niveau pour un mois de septembre en plus de cinq ans.

Les marchés locaux ont toutefois évolué différemment. Les ventes dans le Grand Moncton ont chuté de 26,1 % sur un an, tandis que Saint John a enregistré une hausse de 3,3 %.

La province semble donc évoluer vers des conditions plus équilibrées et favorables aux acheteurs, plutôt que de connaître une baisse uniforme des prix.

Avec des ventes inférieures aux normes historiques et un inventaire en hausse, les vendeurs pourraient subir une pression accrue pour fixer des prix concurrentiels à l'approche de la saison hivernale, plus calme.

Marché immobilier de Terre-Neuve-et-Labrador septembre 2026

Terre-Neuve-et-Labrador est demeurée l'un des marchés immobiliers provinciaux les plus vigoureux au Canada en septembre 2026, soutenue par un inventaire relativement serré et une croissance annuelle continue des prix.

Le prix moyen provincial des propriétés a augmenté de 1,6 % par rapport à août pour atteindre 372 633 $, soit une hausse de 7,0 % par rapport à septembre 2025.

Le prix de référence était de 355 600 $, en hausse de 5,5 % sur un an, ce qui suggère que la croissance des prix dans la province va au-delà des changements dans la composition des propriétés vendues.

Il y a eu 641 ventes en septembre, en hausse de 2,7 % par rapport à août et de 5,1 % sur un an.

La province a enregistré 967 nouvelles inscriptions et 2 743 inscriptions actives, pour un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 66,3 % et environ 4,3 mois d'inventaire.

Même si quatre mois d'inventaire pourraient indiquer des conditions relativement équilibrées dans d'autres provinces, le contexte historique de Terre-Neuve-et-Labrador raconte une autre histoire.

Les inscriptions actives étaient inférieures de 18,4 % à leur niveau d'un an plus tôt et de 35,7 % à leur moyenne des dix dernières années. Par ailleurs, la moyenne à long terme de la province pour le mois de septembre est d'environ neuf mois d'inventaire.

Cela signifie que l'offre actuelle demeure exceptionnellement serrée selon les normes historiques de la province, même avec plus de quatre mois d'inventaire.

Contrairement à l'Ontario et à la Colombie-Britannique, Terre-Neuve-et-Labrador connaît à la fois une croissance annuelle des prix relativement forte et une offre de logements historiquement limitée.

Cette combinaison suggère que la province pourrait demeurer plus résiliente que les marchés immobiliers canadiens plus faibles, même si l'abordabilité et l'évolution des taux hypothécaires demeurent des risques importants.

Analyse

Les marchés immobiliers canadiens demeurent divisés

L'une des caractéristiques les plus marquantes des données immobilières de septembre 2026 est l'écart grandissant entre les marchés provinciaux du Canada.

L'Ontario et la Colombie-Britannique continuent de connaître une baisse de leurs prix de référence, tandis que le Manitoba, la Saskatchewan, le Québec, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré des hausses annuelles de leurs prix de référence.

À l'échelle nationale, le marché est demeuré équilibré, avec un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 48,8 % et 4,9 mois d'inventaire. L'offre provinciale variait toutefois de seulement 2,6 mois au Manitoba à 8,4 mois en Colombie-Britannique.

Cela signifie que la Colombie-Britannique comptait plus de trois fois plus d'inventaire par rapport à ses ventes mensuelles que le Manitoba.

Ces écarts suggèrent que les conditions locales de l'offre et de la demande demeurent plus importantes que les tendances nationales pour évaluer un marché immobilier.

Le Canada ne connaît pas une correction immobilière uniforme. Certaines provinces sont aux prises avec des ventes faibles et un inventaire élevé, tandis que d'autres continuent de composer avec une offre de logements relativement limitée et une pression à la hausse sur les prix.

L'Ontario et la Colombie-Britannique continuent de peser sur le prix de référence national

Les deux grands marchés immobiliers provinciaux les plus chers du Canada demeurent d'importantes sources de pression à la baisse sur les prix des propriétés à l'échelle nationale.

En septembre 2026, les prix de référence étaient inférieurs de 3,9 % sur un an en Ontario et de 4,7 % en Colombie-Britannique.

Pendant ce temps, Terre-Neuve-et-Labrador (+5,5 %), le Manitoba (+3,4 %), la Saskatchewan (+2,8 %) et le Nouveau-Brunswick (+2,7 %) ont continué d'enregistrer des hausses annuelles de leurs prix de référence.

Ces gains n'ont toutefois pas suffi à renverser le recul national.

Le prix de référence au Canada était inférieur de 3,4 % à celui de septembre 2025, tandis que le prix de vente moyen national a diminué de 1,6 %.

Contrairement à août, alors que les prix moyens étaient encore légèrement supérieurs à ceux d'un an plus tôt, les deux mesures nationales indiquent désormais des prix plus faibles.

Cela suggère qu'il devient de plus en plus difficile de compenser la faiblesse de l'Ontario et de la Colombie-Britannique par la croissance continue des prix ailleurs.

Cela illustre également pourquoi les statistiques immobilières nationales peuvent être trompeuses pour les acheteurs et les vendeurs des provinces où les conditions sont très différentes.

Le marché automnal de septembre n'a pas entraîné de rebond des ventes

Le mois de septembre est généralement associé à une reprise de l'activité immobilière, alors que les acheteurs et les vendeurs reviennent après l'été.

Les données de septembre 2026 montrent toutefois que la reprise automnale attendue ne s'est pas concrétisée à l'échelle nationale.

Les ventes désaisonnalisées ont reculé de 2,3 % par rapport à août, après une baisse de 0,6 % le mois précédent. Les nouvelles inscriptions ont également diminué de 1,8 %, faisant légèrement reculer le ratio national ventes/nouvelles inscriptions à 48,8 %.

Fait peut-être plus important encore, l'indice national des prix de référence a reculé de 0,4 % après plusieurs mois de prix relativement stables.

La situation était particulièrement faible en Ontario.

Les nouvelles inscriptions en Ontario ont bondi de 26,6 % d'août à septembre, tandis que les ventes ont diminué de 2,1 %. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions non désaisonnalisé de la province a ainsi chuté de 43,9 % à 34,0 %.

Il s'agit d'un déséquilibre important entre l'offre disponible et la demande, même en tenant compte des variations saisonnières normales.

À retenir : les nouvelles inscriptions ne suffisent pas à elles seules à renforcer un marché immobilier. Sans suffisamment d'acheteurs, une hausse automnale du nombre de propriétés disponibles peut simplement accroître la concurrence entre les vendeurs.

La hausse des taux hypothécaires fixes et l'incertitude entourant les prochaines décisions de la Banque du Canada pourraient également nuire à la reprise des ventes d'ici la fin de 2026.

Les variations des ventes provinciales en septembre doivent être replacées dans leur contexte saisonnier

Plusieurs provinces ont enregistré des baisses mensuelles de leurs ventes en septembre 2026, notamment le Nouveau-Brunswick (-12,2 %), la Saskatchewan (-9,9 %), la Colombie-Britannique (-7,1 %) et l'Alberta (-4,9 %).

Ces chiffres ne devraient toutefois pas être automatiquement interprétés comme la preuve d'un effondrement soudain de la demande.

Les données provinciales sur les ventes mensuelles ne sont généralement pas désaisonnalisées; elles peuvent donc refléter des variations normales de l'activité au cours de l'année.

Certaines provinces ont même enregistré des hausses mensuelles. Les ventes ont augmenté de 8,4 % au Québec, de 6,9 % à l'Île-du-Prince-Édouard et de 2,7 % à Terre-Neuve-et-Labrador.

La série nationale désaisonnalisée offre une mesure plus claire de l'orientation à court terme du marché canadien.

Et contrairement à certaines variations provinciales, le recul national de 2,3 % des ventes ne peut s'expliquer simplement par les tendances saisonnières normales.

La faiblesse de septembre est donc plus préoccupante qu'un ralentissement habituel de fin d'été.

Les données nationales suggèrent que la demande de logements a réellement perdu de son élan, même si l'ampleur de ce ralentissement a varié considérablement d'une province à l'autre.

La demande de revente s'affaiblit alors que les mises en chantier progressent légèrement

Le marché canadien de la revente s'est affaibli en septembre 2026, même si la construction résidentielle neuve a enregistré une légère hausse mensuelle.

Selon de nouvelles données publiées par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux annuel désaisonnalisé des mises en chantier a augmenté d'environ 3 % par rapport à août pour atteindre 248 896 unités en septembre.

La tendance sur six mois n'a toutefois progressé que de 0,6 % pour s'établir à 250 411 unités, ce qui indique que le rythme sous-jacent de la construction est demeuré relativement stable.

Les mises en chantier réelles dans les centres de 10 000 habitants ou plus étaient inférieures de 11 % à celles de septembre 2025. Pour les neuf premiers mois de 2026, les mises en chantier ont reculé de 4 % par rapport à la même période l'an dernier.

Par ailleurs, environ 371 617 logements demeuraient en construction dans les grands centres urbains. Les achèvements mensuels ont totalisé 17 398 unités, en baisse de 0,9 % par rapport à août.

Ces chiffres mettent en lumière une contradiction importante du marché immobilier canadien.

Le marché de la revente s'est affaibli parce que les acheteurs peinent à composer avec l'abordabilité et les coûts d'emprunt, alors que le pays continue de faire face à une pénurie de logements à long terme.

La SCHL estime que les mises en chantier annuelles devraient atteindre environ 417 000 à 469 000 unités pour ramener l'abordabilité à son niveau d'avant la pandémie d'ici 2036.

C'est nettement plus que le rythme actuel de construction.

Le risque est que la faiblesse actuelle de la demande décourage les nouveaux projets, réduisant ainsi l'offre de logements disponibles dans plusieurs années.

Le Canada pourrait donc connaître des prix plus faibles à court terme, tout en continuant de faire face à des pénuries structurelles de logements à plus long terme.

Que signifie septembre 2026 pour les acheteurs?

Pour les acheteurs, les données de septembre présentent un contexte de négociation de plus en plus favorable dans certaines provinces, mais la hausse des coûts d'emprunt demeure un obstacle important.

La Colombie-Britannique comptait environ 8,4 mois d'inventaire, l'Île-du-Prince-Édouard 6,8 mois et l'Ontario 5,4 mois. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions particulièrement bas de l'Ontario, à 34,0 %, suggère que les acheteurs disposent de beaucoup plus de choix par rapport à la demande.

Les prix de référence étaient également en baisse de 4,7 % sur un an en Colombie-Britannique et de 3,9 % en Ontario.

Des prix plus bas ne signifient toutefois pas automatiquement une meilleure abordabilité.

La hausse des taux hypothécaires fixes peut augmenter les paiements mensuels et réduire le montant hypothécaire maximal auquel un acheteur est admissible, annulant potentiellement une partie des économies liées à des prix d'achat plus bas.

La situation est très différente au Manitoba, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador, où l'inventaire demeure nettement plus serré et où les prix de référence continuent d'augmenter sur un an.

À l'échelle nationale, le ratio ventes/nouvelles inscriptions de 48,8 %, les 4,9 mois d'inventaire et la baisse mensuelle désaisonnalisée de 0,4 % du prix de référence en septembre suggèrent que les acheteurs font généralement face à moins de concurrence que pendant le boom immobilier de la pandémie.

Pour les acheteurs qui peuvent facilement se qualifier pour un prêt hypothécaire, les marchés plus faibles pourraient offrir des occasions de négocier le prix, les conditions et les dates de clôture.

Attendre que les prix baissent davantage comporte toutefois aussi un risque si les taux hypothécaires continuent d'augmenter.

Que signifie septembre 2026 pour les vendeurs?

Les vendeurs font face à un marché immobilier de plus en plus concurrentiel dans plusieurs régions du Canada.

En Ontario et en Colombie-Britannique, les prix de référence étaient inférieurs de 3,9 % et de 4,7 %, respectivement, à ceux d'un an plus tôt, tandis que les acheteurs continuaient de disposer d'un choix relativement vaste de propriétés.

Les résultats de septembre en Ontario sont particulièrement notables. Les nouvelles inscriptions ont fortement augmenté par rapport à août, mais les ventes ont diminué, faisant chuter le ratio ventes/nouvelles inscriptions à seulement 34,0 %.

Cela signifie que les vendeurs font face à une concurrence accrue de la part d'autres inscriptions, sans hausse correspondante de la demande.

Fixer un prix réaliste dès le départ pourrait donc être plus efficace que d'inscrire une propriété bien au-dessus des propriétés comparables et de réduire le prix par la suite.

Les vendeurs au Manitoba, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador profitent de conditions plus favorables, avec respectivement 2,6, 3,6 et 4,3 mois d'inventaire et une croissance annuelle continue des prix de référence.

Le ralentissement national mérite néanmoins d'être surveillé, même dans les marchés plus vigoureux.

Le recul des ventes désaisonnalisées et des prix de référence en septembre suggère que le marché immobilier automnal perd de l'élan plutôt que de s'accélérer.

Avec la hausse des taux hypothécaires fixes et l'incertitude entourant les perspectives de taux d'intérêt de la Banque du Canada, les vendeurs pourraient devoir ajuster leurs attentes à l'approche des derniers mois de 2026.

📊 Prévisions du marché immobilier canadien pour 2026

Les prévisions pour le reste de 2026 continuent d'indiquer une année modérée plutôt qu'une reprise marquée du marché immobilier.

Les prévisions de l'ACI de juillet 2026 tablent sur 463 336 ventes résidentielles en 2026, soit un recul de 1,4 % par rapport à 2025. Le prix moyen national des propriétés devrait augmenter de 1,1 % pour atteindre environ 686 710 $.

La SCHL se montre un peu plus prudente. Ses Perspectives du marché de l'habitation de l'été 2026 prévoient environ 457 200 ventes, un prix moyen d'environ 675 200 $ et 241 400 mises en chantier en 2026. La SCHL s'attend à ce qu'une croissance économique lente, une croissance démographique plus faible, des coûts d'emprunt élevés et l'incertitude économique freinent la demande de logements avant que la situation ne s'améliore en 2027 et 2028.

CatégoriePerspectives pour 2026Principaux facteurs
Prix moyen nationalStable à légère baisseLes coûts élevés de construction (guerre commerciale) et la faible confiance des acheteurs neutralisent la demande soutenue des immigrants.
Volume des ventesReprise modéréeLa demande refoulée des Canadiens établis est freinée par des taux d'intérêt stables et non stimulants, ce qui entraîne une croissance plus faible que prévu.
Offre (nouvelles constructions)BaisseLes droits de douane sur les matériaux de construction augmenteront les coûts, incitant possiblement les promoteurs à reporter ou annuler des projets neufs, aggravant ainsi la pénurie d'offre à long terme.
AbordabilitéSe détériore pour les maisons neuvesDes taux stables maintiennent des coûts d'emprunt élevés, tandis que les tarifs douaniers ajoutent environ 30 000 à 50 000 $ au coût d'une maison neuve, creusant l'écart de prix entre le neuf et la revente.

1. 🏦 Contrainte liée à la stabilité des taux d'intérêt

L'anticipation de taux directeurs de la Banque du Canada stables jusqu'en 2027 freine l'activité des ventes.

  • Pas de « libération » de la demande :le marché ne bénéficiera pas du « puissant coup de fouet » que constitueraient de nouvelles baisses de taux attendues par certains.

  • Obstacle des renouvellements hypothécaires :une part importante des hypothèques canadiennes en cours arrivera à échéance en 2026. Comme bon nombre de ces renouvellements se feront à des taux plus élevés que ceux des contrats initiaux (notamment les hypothèques fixes de cinq ans), les propriétaires subiront une augmentation de leurs mensualités. Cette hausse du coût de propriété forcera ou incitera certains vendeurs à mettre leur propriété en vente.

2. ⚔️ Impact négatif du conflit commercial

Le conflit commercial représente un net négatif qui frappe simultanément l'offre et la demande sur le marché.

  • Aggravation de la crise de l'offre :Les droits de douane de représailles sur des importations clés en provenance des États-Unis (acier, aluminium, verre et gros électroménagers, notamment) feront grimper le prix des matériaux de construction. Cette dépense supplémentaire incitera les promoteurs à reporter ou à abandonner des projets neufs, ce qui réduira les mises en chantier et prolongera la crise de l'offre.

  • Baisse de la confiance :Le principal risque réside dans le « ralentissement économique global » provoqué par l'incertitude commerciale, qui se traduit directement par une confiance des consommateurs en berne et une réticence à effectuer un achat important, freinant davantage l'activité des ventes.

3. 🌍 Stabilisation grâce aux immigrants établis

La demande sous-jacente soutenue des immigrants récents, désormais admissibles au crédit, constituera la principale force de stabilisation du marché.

  • Maturation de la demande :Les immigrants arrivés au cours des dernières années satisfont maintenant les deux années de résidence canadienne et de stabilité d'emploi requises pour obtenir un financement hypothécaire avantageux ; ils passent ainsi du marché locatif au marché de la propriété.

  • Plancher des prix :Cette demande structurelle se concentrera dans les grands marchés urbains (Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary) et agira comme un plancher sous les prix, empêchant probablement les très fortes baisses annuelles que certains prévoient pour l'Ontario et la Colombie-Britannique de se matérialiser. Cette demande soutenue compensera la mollesse économique provoquée par l'anxiété liée au conflit commercial.

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