Rapport sur le marché immobilier canadien
*Corrigé des Variations Saisonnières
Note : Les données proviennent de l'Association canadienne de l'immobilier (ACI).
Données sur le marché immobilier canadien pour février 2026
Tendances du marché immobilier canadien
Les prix moyens des maisons par province (février 2026)
Prix de vente moyen des maisons dans la province
Canada
Le marché immobilier canadien a montré des signes de stabilisation en février 2026, alors que les prix ont légèrement rebondi par rapport à janvier 2026, tandis que les ventes demeuraient inférieures aux niveaux de février 2025. Le prix moyen national des maisons a augmenté à 663 828 $, en hausse de 1,7 % d'un mois à l'autre par rapport à 652 941 $ en janvier 2026, ne se situant plus que 0,2 % sous son niveau de février 2025.
Le prix de référence (benchmark) national a augmenté à 661 300 $ en février 2026, en hausse de 0,5 % par rapport à 657 800 $ en janvier 2026, mais demeurait 4,8 % inférieur à son niveau de février 2025. Ce gain mensuel de 0,5 % a mis fin au recul du prix de référence observé jusqu'à la fin de 2025 et en janvier 2026, alors que le prix de référence de janvier 2026 était le plus bas depuis le début de 2021 et qu'il avait reculé pendant huit mois consécutifs, ce qui laisse penser que l'ajustement national des prix pourrait commencer à s'atténuer à l'approche du printemps, même si les contraintes d'accessibilité continuent de freiner la demande.
Aperçu du marché pour février 2026
| Vente | -7,8% Sur un an |
| Nouvelles inscriptions | -3,9% D'un mois à l'autre |
| Inscriptions actives | +3,7% Sur un an |
Note : Les ventes sont désaisonnalisées.
À l'échelle nationale, 35 680 maisons ont été vendues en février 2026, en baisse de 1,4 % par rapport aux 36 186 ventes de janvier 2026 et de 7,8 % sous les 38 681 ventes enregistrées en février 2025. Bien que l'activité soit demeurée plus faible qu'en février 2025, février 2026 s'est montré plus stable que janvier 2026 dans plusieurs grands marchés, l'Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec ayant tous affiché de notables rebonds mensuels des ventes. Cependant, les ventes sont en baisse d'une année à l'autre dans toutes les provinces, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard, où elles ont augmenté de 3,2 % d'une année à l'autre.
Les conditions d'inventaire se sont assouplies en février 2026, les mois d'inventaire à l'échelle nationale ayant augmenté à 4,3 contre 3,9 en janvier 2026, ce qui suggère que les inscriptions ont progressé plus rapidement que les ventes alors que la demande des acheteurs demeurait modérée.
Prix provinciaux records pour février 2026
| Québec | 🏆 | Prix de référence record (547 800 $) 2 mois consécutifs |
| Île-du-Prince-Édouard | 🏆 | Prix de moyen record (422 667 $) |
Le Québec a atteint un nouveau sommet historique de son prix de référence en février 2026, à 547 800 $. Il s'agit d'un deuxième mois consécutif de prix de référence record, après janvier 2026. À l'Île-du-Prince-Édouard, le prix moyen des maisons a également atteint un nouveau sommet historique en février 2026 à 422 667 $, reflétant la vigueur persistante des transactions de plus grande valeur, même si les prix de référence ont légèrement reculé par rapport à janvier 2026.
Prix de référence des maisons par province (février 2026)
| Province | Prix de référence des maisons en février 2026 | Changement mensuel (%) | Changement annuel (%) |
|---|---|---|---|
| Colombie-Britannique | 885 900 $ | 0,0 % | -5,6 % |
| Ontario | 746 900 $ | 0,3 % | -6,7 % |
| Québec | 547 800 $ | 2,4 % | 6,9 % |
| Alberta | 504 500 $ | 1,0 % | -3,1 % |
| Nouvelle-Écosse | 423 700 $ | 1,4 % | 1,4 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 369 100 $ | -0,7 % | 2,1 % |
| Saskatchewan | 363 800 $ | 1,2 % | 6,3 % |
| Nouveau-Brunswick | 330 300 $ | 0,3 % | 5,2 % |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 328 100 $ | -1,8 % | 7,7 % |
| Canada | 661 300 $ | 0,5 % | -4,8 % |
Prix de Référence (Benchmark) à Travers le Canada
Les prix de référence ont été majoritairement en hausse d'un mois à l'autre d'une province à l'autre en février 2026. À l'échelle nationale, le prix de référence a progressé de 0,5 % par rapport à janvier 2026, bien qu'il demeure 4,8 % inférieur à son niveau de février 2025.
Les reculs annuels du prix de référence demeuraient les plus marqués en Ontario (-6,7 % par rapport à février 2025), en Colombie-Britannique (-5,6 %) et en Alberta (-3,1 %). Pendant ce temps, Terre-Neuve-et-Labrador (+7,7 % par rapport à février 2025), le Québec (+6,9 %), la Saskatchewan (+6,3 %) et le Nouveau-Brunswick (+5,2 %) continuaient d'afficher parmi les plus fortes hausses annuelles du prix de référence au Canada. La Nouvelle-Écosse (+1,4 %) et l'Î.-P.-É. (+2,1 %) demeuraient également en territoire positif sur un an, bien que le prix de référence de l'Î.-P.-É. ait reculé d'un mois à l'autre par rapport à janvier 2026.
L'un des constats les plus marquants en février 2026 a été l'écart grandissant entre l'évolution du prix moyen et celle du prix de référence dans certaines provinces. À l'échelle nationale, le prix moyen des maisons était presque stable sur un an, à -0,2 % par rapport à février 2025, tandis que le prix de référence demeurait nettement plus bas à -4,8 %, ce qui suggère que la composition des ventes et les transactions de plus grande valeur continuent de soutenir le prix moyen national, même si la valeur typique des propriétés demeure inférieure à celle de février 2025.
Mois d'inventaire
Les mois d'inventaire s'établissaient à 4,3 mois à l'échelle nationale en février 2026. Le marché canadien demeurait globalement équilibré, bien que les conditions continuent de varier sensiblement selon les régions.
La Colombie-Britannique (7,8 mois) et l'Î.-P.-É. (6,9 mois) demeuraient parmi les marchés les plus favorables aux acheteurs au Canada en février 2026, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador (6,1 mois) affichait également des conditions plus souples.
L'Ontario (5,3 mois), la Nouvelle-Écosse (5,3 mois) et le Nouveau-Brunswick (5,1 mois) se situaient en territoire plus équilibré. Le Québec (4,4 mois), la Saskatchewan (4,3 mois) et surtout l'Alberta (3,2 mois) demeuraient plus serrés.
| Juridiction | février 2026 Mois d'inventaire |
|---|---|
| Canada | 4,3 mois |
| Colombie-Britannique | 7,8 mois |
| Î.-P.-É. | 6,9 mois |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 6,1 mois |
| Ontario | 5,3 mois |
| Nouvelle-Écosse | 5,3 mois |
| Nouveau-Brunswick | 5,1 mois |
| Québec | 4,4 mois |
| Saskatchewan | 4,3 mois |
| Alberta | 3,2 mois |
Note : Calculé comme inscriptions actives réelles / ventes réelles du mois.
Taux hypothécaires du jour
| Fixe 1 an | Fixe 2 ans | Fixe 3 ans | Fixe 4 ans | Fixe 5 ans | Variable à 5 ans | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux les plus bas | % | |||||
| Taux moyens (11 prêteurs) | 5,21 % | 4,62 % | 4,44 % | 4,52 % | 4,42 % | 3,98 % |
| Variation des taux moyens sur 30 jours | -7 points de base | -24 points de base | +9 points de base | +5 points de base | +8 points de base | -3 points de base |
| Term | Taux les plus bas | Taux moyens (11 prêteurs) | Variation des taux moyens sur 30 jours |
|---|---|---|---|
| Fixe undefined ans | % | 5,21 % | -7 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,62 % | -24 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,44 % | +9 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,52 % | +5 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,42 % | +8 points de base |
| Variable à undefined ans | % | 3,98 % | -3 points de base |
Le panier de 10 prêteurs comprend: , BMO, TD, Banque Scotia, RBC, Banque Nationale, Desjardins, nesto, Tangerine, First National.
Analyse régionale
Marché immobilier de Québec février 2026
Le Québec est demeuré l'un des marchés immobiliers les plus solides au Canada en février 2026. Le prix moyen des maisons a augmenté à 552 983 $, en hausse de 2,8 % par rapport à 538 121 $ en janvier 2026 et de 7,3 % par rapport à 515 341 $ en février 2025. Le prix de référence a grimpé à un niveau record de 547 800 $ en février 2026, en hausse de 2,4 % par rapport à janvier 2026 et de 6,9 % sur un an. Les ventes ont totalisé 8 266 en février 2026, en bond de 62,3 % par rapport aux 5 094 ventes de janvier 2026.
Le marché de Montréal a vu son prix moyen augmenter de 6,1 % sur un an à 656 708 $ en février 2026. À Québec (ville), le prix moyen était de 499 628 $ en février 2026, avec 1 051 ventes.
Marché immobilier de Ontario février 2026
Le marché immobilier de l'Ontario a affiché un léger redressement mensuel en février 2026. Le prix moyen a progressé de 3,1 % d'un mois à l'autre à 802 601 $, mais demeurait 5,2 % sous son niveau d'il y a un an. Le prix de référence a augmenté de 0,3 % à 746 900 $, soit 6,7 % de moins sur un an — la première hausse mensuelle du prix de référence ontarien en huit mois.
Les ventes en Ontario ont rebondi à 9 425 en février 2026, en hausse de 21,8 % par rapport à janvier 2026, mais en baisse de 8,1 % sur un an. Les mois d'inventaire sont passés à 5,3.
Dans la RGT (GTA), le prix moyen des propriétés vendues s'est établi à 1 008 968 $ en février 2026, en baisse de 7,0 % sur un an. Le prix de référence de la RGT recule de 7,9 % sur un an à 938 800 $. Les ventes dans la RGT s'élevaient à 3 868 en février 2026, en baisse de 4,2 % sur un an. La RGT affichait 5,0 mois d'inventaire en février 2026.
Marché immobilier de la Colombie-Britannique février 2026
Les prix ont légèrement rebondi en février en Colombie-Britannique. Le prix moyen a progressé de 0,9 % d'un mois à l'autre à 932 243 $, mais se situait encore 2,9 % sous son niveau d'il y a un an. Le prix de référence est demeuré quasi stable à 885 900 $ (+0,0 % sur un mois), laissant le prix de référence 5,6 % plus bas sur un an.
Les ventes en C.-B. ont rebondi à 4 516, en hausse de 36,3 % par rapport à janvier 2026, mais en baisse de 9,7 % sur un an. Les mois d'inventaire sont passés de 9,8 à 7,8 entre janvier et février. Dans le Grand Vancouver, le prix moyen en février 2026 était de 1 206 180 $, en baisse de 1,5 % sur un an.
Les Prairies
Marché immobilier de Alberta février 2026
Le prix moyen en Alberta a progressé de 1,6 % d'un mois à l'autre en février 2026 à 521 364 $, en hausse de 2,3 % sur un an. Le prix de référence a augmenté de 1,0 % à 504 500 $, mais restait 3,1 % sous son niveau d'il y a un an. Les ventes se sont établies à 4 716, en hausse de 29,7 % par rapport à janvier 2026. Le RVNI s'établissait à 56 % et les mois d'inventaire à 3,2.
À Calgary, le prix moyen était de 627 776 $, en hausse de 2,4 % sur un an, tandis qu'à Edmonton, le prix moyen a progressé de 1,2 % sur un an à 454 801 $. Les ventes reculent d'environ 11 % sur un an à Calgary et de 12 % à Edmonton.
Marché immobilier de Saskatchewan février 2026
En Saskatchewan, le prix moyen s'est établi à 334 166 $ en février 2026, en hausse de 0,2 % sur un mois mais en baisse de 3,3 % sur un an. Le prix de référence était de 363 800 $, en hausse de 1,2 % sur un mois et de 6,3 % sur un an. Les ventes ont atteint 825, en hausse de 15,9 % par rapport à janvier 2026 mais en baisse de 16,0 % sur un an, avec un RVNI de 69 %. Les mois d'inventaire s'établissaient à 4,3.
À Saskatoon, le prix moyen était de 398 104 $ en février 2026, en baisse de 4,1 % sur un mois et de 7,0 % sur un an. Les ventes ont été de 332.
À Regina, le prix moyen était de 328 646 $ en février 2026, en hausse de 4,2 % sur un mois. Les ventes ont été de 261.
Marché immobilier du Manitoba février 2026
Au Manitoba, le prix moyen des maisons s'est établi à 384 367 $ en février 2026, en hausse de 2,8 % par rapport à janvier 2026 et de 0,5 % sur un an. Les ventes ont atteint 839, en hausse de 38,7 % par rapport à janvier 2026 mais en baisse de 11,1 % sur un an. Le RVNI s'établissait à 66 %, contre 44 % en janvier 2026.
Canada atlantique
Marché immobilier de Nouvelle-Écosse février 2026
Le prix moyen en Nouvelle-Écosse a rebondi en février 2026, en hausse de 7,5 % d'un mois à l'autre à 467 926 $ et de 3,5 % sur un an. Le prix de référence a augmenté à 423 700 (+1,4 % sur un mois) et se situait 1,4 % au-dessus de son niveau d'il y a un an. Les ventes ont totalisé 624, en hausse de 25,8 % par rapport à janvier 2026 mais en baisse de 8,2 % sur un an. Le RVNI s'établissait à 67 %.
À Halifax, le prix moyen était de 594 940 $ en février 2026, en hausse de 4,4 % sur un mois et de 0,7 % sur un an.
Marché immobilier de Île-du-Prince-Édouard février 2026
À l'Î.-P.-É., le prix moyen a atteint un nouveau sommet historique à 422 667 $ en février 2026, en hausse de 1,2 % sur un mois et de 13,0 % sur un an — la seule province à afficher une hausse des ventes sur un an (+3,2 %). Le prix de référence a légèrement reculé à 369 100 (-0,7 % sur un mois) mais demeurait en hausse de 2,1 % sur un an. Les ventes ont été de 129, en hausse de 46,6 % par rapport à janvier 2026. Le RVNI s'établissait à 61 %.
Marché immobilier de Nouveau-Brunswick février 2026
Au Nouveau-Brunswick, le prix moyen s'est établi à 352 045 $ en février 2026, en hausse de 6,7 % sur un mois. Le prix de référence était de 330 300 $, en hausse de 0,3 % sur un mois et de 5,2 % sur un an. Les ventes ont été de 509, en hausse de 11,9 % par rapport à janvier 2026. Le RVNI s'établissait à 59 %.
Les prix moyens dans les principales villes du Nouveau-Brunswick étaient :
- Fredericton à 378 745 $ (ventes : 118)
- Moncton à 405 583 $ (ventes : 183)
- Saint John à 352 795 $ (ventes : 94)
Marché immobilier de Terre-Neuve et Labrador février 2026
À Terre-Neuve-et-Labrador, le prix moyen s'est établi à 332 983 $ en février 2026, en baisse de 4,4 % sur un mois mais en hausse de 7,5 % sur un an. Le prix de référence était de 328 100 $ (-1,8 % sur un mois) et affichait un gain de 7,7 % sur un an. Les ventes ont été de 272, en baisse de 5,6 % par rapport à janvier 2026 et de 20,0 % sur un an. Le RVNI s'établissait à 61 %.
Analyse
Les ventes demeuraient en baisse sur un an à l'échelle nationale et dans la plupart des provinces, mais la reprise mensuelle observée en Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta, au Québec, en Nouvelle-Écosse, à l'Î.-P.-É. et au Manitoba suggère que janvier 2026 avait probablement sous-estimé le niveau réel de l'activité sous-jacente.
Le principal clivage au Canada en février 2026 demeurait régional. L'Ontario et la Colombie-Britannique continuaient d'afficher les plus fortes baisses du prix de référence par rapport à février 2025, tandis que le Québec, la Saskatchewan et une grande partie du Canada atlantique continuaient d'enregistrer des hausses annuelles positives du prix de référence.
Un autre thème marquant en février 2026 est que l'inventaire s'est resserré presque partout. Les mois d'inventaire à l'échelle nationale sont passés de 4,9 en janvier 2026 à 4,3 en février 2026, et le recul a été particulièrement prononcé au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et à l'Î.-P.-É. Si cette tendance se poursuit au printemps 2026, elle pourrait contribuer à établir un plancher plus ferme sous les prix, même si les ventes demeurent inférieures aux niveaux de 2025.
📊 Prévisions du marché immobilier canadien pour 2026
Le marché immobilier national devrait connaître en 2026 une croissance des ventes très modérée et des prix nationaux stagnants, sous l'effet d'une interaction dynamique entre la demande (immigration) et les coûts du côté de l'offre (guerre commerciale) qui reste déséquilibrée dans un environnement de taux d'intérêt stables.
| Catégorie | Perspectives pour 2026 | Principaux facteurs |
|---|---|---|
| Prix moyen national | Stable à légère baisse | Les coûts élevés de construction (guerre commerciale) et la faible confiance des acheteurs neutralisent la demande soutenue des immigrants. |
| Volume des ventes | Reprise modérée | La demande refoulée des Canadiens établis est freinée par des taux d'intérêt stables et non stimulants, ce qui entraîne une croissance plus faible que prévu. |
| Offre (nouvelles constructions) | Baisse | Les droits de douane sur les matériaux de construction augmenteront les coûts, incitant possiblement les promoteurs à reporter ou annuler des projets neufs, aggravant ainsi la pénurie d'offre à long terme. |
| Abordabilité | Se détériore pour les maisons neuves | Des taux stables maintiennent des coûts d'emprunt élevés, tandis que les tarifs douaniers ajoutent environ 30 000 à 50 000 $ au coût d'une maison neuve, creusant l'écart de prix entre le neuf et la revente. |
1. 🏦 Contrainte liée à la stabilité des taux d'intérêt
L'anticipation de taux directeurs de la Banque du Canada stables jusqu'en 2027 freine l'activité des ventes.
Pas de « libération » de la demande :le marché ne bénéficiera pas du « puissant coup de fouet » que constitueraient de nouvelles baisses de taux attendues par certains.
Obstacle des renouvellements hypothécaires :une part importante des hypothèques canadiennes en cours arrivera à échéance en 2026. Comme bon nombre de ces renouvellements se feront à des taux plus élevés que ceux des contrats initiaux (notamment les hypothèques fixes de cinq ans), les propriétaires subiront une augmentation de leurs mensualités. Cette hausse du coût de propriété forcera ou incitera certains vendeurs à mettre leur propriété en vente.
2. ⚔️ Impact négatif du conflit commercial
Le conflit commercial représente un net négatif qui frappe simultanément l'offre et la demande sur le marché.
Aggravation de la crise de l'offre :Les droits de douane de représailles sur des importations clés en provenance des États-Unis (acier, aluminium, verre et gros électroménagers, notamment) feront grimper le prix des matériaux de construction. Cette dépense supplémentaire incitera les promoteurs à reporter ou à abandonner des projets neufs, ce qui réduira les mises en chantier et prolongera la crise de l'offre.
Baisse de la confiance :Le principal risque réside dans le « ralentissement économique global » provoqué par l'incertitude commerciale, qui se traduit directement par une confiance des consommateurs en berne et une réticence à effectuer un achat important, freinant davantage l'activité des ventes.
3. 🌍 Stabilisation grâce aux immigrants établis
La demande sous-jacente soutenue des immigrants récents, désormais admissibles au crédit, constituera la principale force de stabilisation du marché.
Maturation de la demande :Les immigrants arrivés au cours des dernières années satisfont maintenant les deux années de résidence canadienne et de stabilité d'emploi requises pour obtenir un financement hypothécaire avantageux ; ils passent ainsi du marché locatif au marché de la propriété.
Plancher des prix :Cette demande structurelle se concentrera dans les grands marchés urbains (Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary) et agira comme un plancher sous les prix, empêchant probablement les très fortes baisses annuelles que certains prévoient pour l'Ontario et la Colombie-Britannique de se matérialiser. Cette demande soutenue compensera la mollesse économique provoquée par l'anxiété liée au conflit commercial.
Répartition par Région
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