Rapport sur le marché immobilier canadien

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*Corrigé des Variations Saisonnières

Note : Les données proviennent de l'Association canadienne de l'immobilier (ACI).

Données sur le marché immobilier canadien pour janvier 2026

Tendances du marché immobilier canadien

Les prix moyens des maisons par province (janvier 2026)

Prix de vente moyen des maisons dans la province

Canada

Le marché immobilier canadien a amorcé 2026 avec une poursuite de la normalisation des prix, alors que les ventes ont ralenti et que les contraintes d’accessibilité ont persisté dans plusieurs des plus grands marchés du pays. Le prix moyen national des maisons a reculé à 652 941 $, en baisse de 3,0 % d’un mois à l’autre et de 2,6 % sur un an.

Le prix de référence (benchmark) national a diminué pour un huitième mois consécutif à 658 300 $, en baisse de 0,3 % par rapport à décembre 2025 et de 4,9 % sur un an, ce qui confirme que l’ajustement des prix observé vers la fin de 2025 s’est prolongé au début de 2026.

Aperçu du marché pour janvier 2026

Vente
-12,5%
Sur un an
Nouvelles inscriptions
+7,3%
D’un mois à l’autre
Liste active
+4,5%
Sur un an

Note : Les ventes sont désaisonnalisées.

À l’échelle nationale, 36 186 maisons ont été vendues en janvier 2026 sur une base désaisonnalisée, en baisse de 5,8 % par rapport à décembre 2025 et de 12,5 % sous le niveau de l’an dernier. Les nouvelles inscriptions ont augmenté de 7,3 % d’un mois à l’autre au pays, bien que l’activité ait reculé en Ontario — ce que l’Association canadienne de l’immobilier (ACI/CREA) a attribué à une tempête hivernale historique ayant touché les principaux marchés ontariens en janvier.

Prix provinciaux records pour janvier 2026

Québec🏆Prix de référence record (535 000 $)

Le Québec a atteint un sommet historique de son prix de référence en janvier 2026, à 535 000 $.

Prix de référence des maisons par province (janvier 2026)

Province
Prix de référence des maisons en janvier 2026
Changement mensuel (%)
Changement annuel (%)
Colombie-Britannique886 200 $-0,9 %-4,9 %
Ontario745 800 $-0,5 %-7,0 %
Québec535 000 $1,0 %7,1 %
Alberta499 300 $0,1 %-3,1 %
Nouvelle-Écosse417 700 $1,1 %0,6 %
Île-du-Prince-Édouard371 700 $-0,4 %1,7 %
Saskatchewan359 500 $0,1 %5,6 %
Terre-Neuve-et-Labrador334 000 $-0,3 %9,7 %
Nouveau-Brunswick329 400 $-1,4 %4,8 %
Canada658 300 $-0,3 %-4,9 %

Prix de Référence (Benchmark) à Travers le Canada

Les prix de référence ont affiché des variations mensuelles contrastées d’une province à l’autre en janvier 2026, tandis que les gains sur un an demeuraient surtout concentrés dans le Canada atlantique. À l’échelle nationale, le prix de référence a reculé de 0,3 % d’un mois à l’autre et se situe désormais 4,9 % sous son niveau d’il y a un an.

Les reculs annuels demeurent les plus marqués en Ontario (-7,0 %) et en Colombie-Britannique (-4,9 %), l’Alberta étant également en territoire négatif (-3,1 %). Pendant ce temps, Terre-Neuve-et-Labrador (+9,7 %), le Québec (+7,1 %) et la Saskatchewan (+5,6 %) continuent d’afficher de solides gains sur un an, tandis que le Nouveau-Brunswick (+4,8 %) demeure également en hausse sur une base de prix de référence.

Mois d’inventaire

Les mois d’inventaire ont reculé à 4,9 mois à l’échelle nationale en janvier 2026, ce qui indique que l’offre demeure relativement limitée malgré le ralentissement des ventes. Toutefois, les conditions varient fortement selon les régions.

L’Î.-P.-É. (10,5 mois) et la Colombie-Britannique (9,8 mois) ont affiché les niveaux d’offre les plus élevés, ce qui pointe vers des conditions plus favorables aux acheteurs, tandis que l’Alberta (3,8 mois) et le Canada (4,9 mois) sont demeurés relativement plus serrés.

L’Ontario (6,0 mois), le Québec (6,6 mois) et la Nouvelle-Écosse (6,7 mois) se situaient dans une zone intermédiaire, suggérant des conditions plus équilibrées, mais toujours des marchés d’acheteurs, où les acheteurs bénéficient d’un meilleur choix qu’à la fin de 2025.

JuridictionJanuary 2026 Mois d’inventaire
Canada4.9 mois
Î.-P.-É.10,5 mois
Colombie-Britannique9,8 mois
Nouvelle-Écosse6,7 mois
Québec6,6 mois
Ontario6,0 mois
Terre-Neuve-et-Labrador5,8 mois
Nouveau-Brunswick5,5 mois
Saskatchewan4,9 mois
Alberta3,8 mois

Note : Calculé comme inscriptions actives réelles / ventes réelles du mois.

Taux hypothécaires du jour

Au 24 février 2026
TermTaux les plus basTaux moyens
(11 prêteurs)
Variation des taux moyens sur 30 jours
-Ans Fixe %5,28 %
-1 points de base
-Ans Fixe %4,86 %
-1 points de base
-Ans Fixe %4,35 %
-3 points de base
-Ans Fixe %4,47 %
+0 points de base
-Ans Fixe %4,34 %
-4 points de base
Variable à undefined ans %4,01 %
-1 points de base

Le panier de 10 prêteurs comprend: CIBC logo, BMO logoBMO, TD logoTD, Scotiabank logoBanque Scotia, RBC logoRBC, National Bank logoBanque Nationale, Desjardins logoDesjardins, nesto logonesto, Tangerine logoTangerine, First National logoFirst National.

Analyse régionale

Marché immobilier de Québec janvier 2026

Conditions du marché immobilier au Québec
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour janv. 2026: 6.6 mois

Le Québec est demeuré l’un des marchés les plus solides au Canada sur une base annuelle en janvier 2026, même si les prix ont reculé par rapport à décembre. Le prix moyen s’établissait à 538 121 $, en baisse de 2,5 % d’un mois à l’autre mais en hausse de 5,5 % sur un an. Le prix de référence a grimpé à 535 000 $, en hausse de 1,0 % sur un mois et de 7,1 % sur un an. Les ventes ont totalisé 5 094, en baisse de 13,2 % par rapport à décembre 2025 et de 12,4 % sur un an.

Le marché de Montréal a vu son prix moyen augmenter de 5,0 % sur un an à 651 066 $ en janvier 2026. À Québec (ville), le prix moyen était de 461 034 $ en janvier 2026, en baisse de 3,8 % sur un mois mais en hausse de 4,8 % sur un an. Les ventes à Québec (ville) ont atteint 522 en janvier 2026, en baisse de 21,3 % par rapport à décembre 2025 et de 17,8 % sur un an.

Marché immobilier de Ontario janvier 2026

Conditions du marché immobilier au Ontario
Équilibré
Mois de stock pour janv. 2026: 6 mois

Le marché immobilier de l’Ontario s’est davantage refroidi en janvier 2026. Le prix moyen a reculé de 2,8 % d’un mois à l’autre à 778 102 $, laissant les prix 6,4 % sous leur niveau d’il y a un an. Le prix de référence a diminué de 0,5 % à 745 800 $, soit 7,0 % de moins sur un an.

Les ventes en Ontario ont reculé à 7 737, en baisse de 12,1 % par rapport à décembre 2025 et de 15,6 % sur un an, tandis que le ratio ventes/nouvelles inscriptions (RVNI) a chuté à 32 %, contre 74 % en décembre 2025, reflétant un rebond saisonnier des nouvelles inscriptions combiné à une demande plus faible.

Dans la RGT (GTA), le prix moyen des propriétés vendues s’est établi à 973 289 $ en janvier 2026, en baisse de 6,5 % sur un an et de 3,3 % sur un mois, à son plus bas niveau depuis janvier 2021. C’est aussi la première fois qu’il passe sous le million de dollars depuis cinq ans. Pendant ce temps, le prix de référence de la RGT recule de 8,0 % sur un an à 936 100 $, également le plus bas depuis janvier 2021.

Les ventes dans la RGT sont en baisse de 19,9 % sur un an, avec 3 082 transactions en janvier 2026. La RGT affichait 5,8 mois d’inventaire en janvier 2026, ce qui correspond à un marché d’acheteurs.

Marché immobilier de la Colombie-Britannique janvier 2026

Conditions du marché immobilier au Colombie-Britannique
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour janv. 2026: 9.8 mois

Les prix ont de nouveau fléchi en janvier en Colombie-Britannique. Le prix moyen a reculé de 2,9 % d’un mois à l’autre à 924 239 $ et se situait 1,9 % sous son niveau d’il y a un an. Le prix de référence a diminué de 0,9 % d’un mois à l’autre à 886 200 $, laissant le prix de référence 4,9 % plus bas sur un an.

Les ventes en C.-B. ont reculé à 3 314, en baisse de 22,4 % par rapport à décembre 2025 et de 22,9 % sur un an. Dans le Grand Vancouver, le prix moyen en janvier 2026 était de 1 210 684 $, demeurant en légère hausse de 0,2 % sur un an.

Les Prairies

Marché immobilier de Alberta janvier 2026

Conditions du marché immobilier au Alberta
Marché vendeur
Mois de stock pour janv. 2026: 3.8 mois

Le prix moyen en Alberta est demeuré essentiellement stable en janvier 2026, en hausse de 0,1 % d’un mois à l’autre à 513 162 $ et en hausse de 2,0 % sur un an. Le prix de référence a légèrement progressé à 499 300 (+0,1 % sur un mois), mais restait 3,1 % sous son niveau d’il y a un an. Les ventes se sont établies à 3 637 (en baisse de 1,2 % sur un mois et de 19,0 % sur un an), avec 7 737 nouvelles inscriptions.

À Calgary, le prix moyen était de 618 270 $, en hausse de 2,2 % sur un an, tandis qu’à Edmonton, le prix moyen a progressé de 2,4 % sur un an à 448 761 $. Les ventes reculent de 15 % sur un an à Calgary et de 28 % à Edmonton.

Marché immobilier de Saskatchewan janvier 2026

Conditions du marché immobilier au Saskatchewan
Équilibré
Mois de stock pour janv. 2026: 4.9 mois

En Saskatchewan, le prix moyen s’est établi à 333 574 $ en janvier 2026, en baisse de 0,4 % sur un mois et en hausse de 7,4 % sur un an. Le prix de référence était de 359 500 $, en hausse de 0,1 % sur un mois et de 5,6 % sur un an. Les ventes ont reculé à 712, en baisse de 10,1 % par rapport à décembre et de 8,0 % sur un an, avec un RVNI de 57 %.

À Saskatoon, le prix moyen a augmenté à 414 984 $ en janvier 2026, en hausse de 2,4 % sur un mois et de 6,0 % sur un an. Les ventes ont été de 307, en baisse de 5,8 % par rapport à décembre 2025 et de 6,0 % sur un an.

À Regina, le prix moyen était de 315 420 $ en janvier 2026, en baisse de 9,5 % sur un mois mais en hausse de 5,0 % sur un an. Les ventes ont été de 208, en baisse de 4,6 % par rapport à décembre 2025 et de 6,0 % sur un an.

Canada atlantique

Marché immobilier de Nouvelle-Écosse janvier 2026

Conditions du marché immobilier au Nouvelle-Écosse
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour janv. 2026: 6.7 mois

Le prix moyen en Nouvelle-Écosse a reculé de façon saisonnière en janvier 2026, en baisse de 9,2 % d’un mois à l’autre à 435 387 $ et de 3,1 % sur un an. Le prix de référence a augmenté à 417 700 (+1,1 % sur un mois) et se situait 0,6 % au-dessus de son niveau d’il y a un an. Les ventes ont totalisé 496, en baisse de 18,3 % par rapport à décembre 2025 et de 10,3 % sur un an.

À Halifax, le prix moyen était de 569 778 $ en janvier 2026, en baisse de 4,5 % sur un mois et en hausse de 5,6 % sur un an.

Conditions du marché immobilier au Île-du-Prince-Édouard
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour janv. 2026: 10.5 mois

Marché immobilier de Île-du-Prince-Édouard janvier 2026

À l’Î.-P.-É., le prix moyen a augmenté à 417 830 $ en janvier 2026, en hausse de 5,8 % sur un mois et de 11,2 % sur un an. Le prix de référence a légèrement reculé à 371 700 (-0,4 % sur un mois) mais demeurait en hausse de 1,7 % sur un an. Les ventes ont été de 88, en baisse de 37,6 % par rapport à décembre 2025 et de 20,7 % sur un an.

Conditions du marché immobilier au Nouveau-Brunswick
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour janv. 2026: 5.5 mois

Marché immobilier de Nouveau-Brunswick janvier 2026

Au Nouveau-Brunswick, le prix moyen s’est établi à 329 850 $ en janvier 2026, en hausse de 0,8 % sur un mois. Sur une base de prix de référence, le prix de référence du Nouveau-Brunswick était de 329 400, en baisse de 1,4 % sur un mois mais en hausse de 4,8 % sur un an. Les ventes ont été de 455, en baisse de 18,6 % par rapport à décembre 2025 et de 3,0 % sur un an.

Les prix moyens dans les principales villes du Nouveau-Brunswick étaient :

  • Fredericton à 319 275 $ (ventes : 94)
  • Moncton à 373 997 $ (ventes : 182)
  • Saint John à 338 294 $ (ventes : 96)
Conditions du marché immobilier au Terre-Neuve-et-Labrador
Marché d'acheteurs
Mois de stock pour janv. 2026: 5.8 mois

Marché immobilier de Terre-Neuve et Labrador janvier 2026

À Terre-Neuve-et-Labrador, le prix moyen s’est établi à 348 366 $ en janvier 2026, en baisse de 1,6 % sur un mois et en hausse de 3,9 % sur un an. Le prix de référence était de 334 000 (-0,3 % sur un mois) et affichait un gain de 9,7 % sur un an. Les ventes ont été de 288, en baisse de 41,1 % par rapport à décembre 2025 mais en hausse de 8,9 % sur un an.

📊 Prévisions du marché immobilier canadien pour 2026

Le marché immobilier national devrait connaître en 2026 une croissance des ventes très modérée et des prix nationaux stagnants, sous l’effet d’une interaction dynamique entre la demande (immigration) et les coûts du côté de l’offre (guerre commerciale) qui reste déséquilibrée dans un environnement de taux d’intérêt stables.

CatégoriePerspectives pour 2026Principaux facteurs
Prix moyen nationalStable à légère baisseLes coûts élevés de construction (guerre commerciale) et la faible confiance des acheteurs neutralisent la demande soutenue des immigrants.
Volume des ventesReprise modéréeLa demande refoulée des Canadiens établis est freinée par des taux d’intérêt stables et non stimulants, ce qui entraîne une croissance plus faible que prévu.
Offre (nouvelles constructions)BaisseLes droits de douane sur les matériaux de construction augmenteront les coûts, incitant possiblement les promoteurs à reporter ou annuler des projets neufs, aggravant ainsi la pénurie d’offre à long terme.
AbordabilitéSe détériore pour les maisons neuvesDes taux stables maintiennent des coûts d’emprunt élevés, tandis que les tarifs douaniers ajoutent environ 30 000 à 50 000 $ au coût d’une maison neuve, creusant l’écart de prix entre le neuf et la revente.

1. 🏦 Contrainte liée à la stabilité des taux d’intérêt

L’anticipation de taux directeurs de la Banque du Canada stables jusqu’en 2027 freine l’activité des ventes.

  • Pas de « libération » de la demande :le marché ne bénéficiera pas du « puissant coup de fouet » que constitueraient de nouvelles baisses de taux attendues par certains.

  • Obstacle des renouvellements hypothécaires :une part importante des hypothèques canadiennes en cours arrivera à échéance en 2026. Comme bon nombre de ces renouvellements se feront à des taux plus élevés que ceux des contrats initiaux (notamment les hypothèques fixes de cinq ans), les propriétaires subiront une augmentation de leurs mensualités. Cette hausse du coût de propriété forcera ou incitera certains vendeurs à mettre leur propriété en vente.

2. ⚔️ Impact négatif du conflit commercial

Le conflit commercial représente un net négatif qui frappe simultanément l’offre et la demande sur le marché.

  • Aggravation de la crise de l’offre :Les droits de douane de représailles sur des importations clés en provenance des États-Unis (acier, aluminium, verre et gros électroménagers, notamment) feront grimper le prix des matériaux de construction. Cette dépense supplémentaire incitera les promoteurs à reporter ou à abandonner des projets neufs, ce qui réduira les mises en chantier et prolongera la crise de l’offre.

  • Baisse de la confiance :Le principal risque réside dans le « ralentissement économique global » provoqué par l’incertitude commerciale, qui se traduit directement par une confiance des consommateurs en berne et une réticence à effectuer un achat important, freinant davantage l’activité des ventes.

3. 🌍 Stabilisation grâce aux immigrants établis

La demande sous-jacente soutenue des immigrants récents, désormais admissibles au crédit, constituera la principale force de stabilisation du marché.

  • Maturation de la demande :Les immigrants arrivés au cours des dernières années satisfont maintenant les deux années de résidence canadienne et de stabilité d’emploi requises pour obtenir un financement hypothécaire avantageux ; ils passent ainsi du marché locatif au marché de la propriété.

  • Plancher des prix :Cette demande structurelle se concentrera dans les grands marchés urbains (Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary) et agira comme un plancher sous les prix, empêchant probablement les très fortes baisses annuelles que certains prévoient pour l’Ontario et la Colombie-Britannique de se matérialiser. Cette demande soutenue compensera la mollesse économique provoquée par l’anxiété liée au conflit commercial.

Répartition par Région

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