Rapport sur le marché immobilier canadien
*Corrigé des Variations Saisonnières
Note : Les données proviennent de l'Association canadienne de l'immobilier (ACI).
Données sur le marché immobilier canadien pour juillet 2026
Tendances du marché immobilier canadien
Juillet 2026 a fourni certaines des preuves les plus solides à ce jour que la correction du marché immobilier perd de son élan.
L'Indice des prix des propriétés MLS désaisonnalisé a augmenté de 0,1 % entre juin 2026 et juillet 2026. Bien que modeste, il ne s'agit que de la deuxième hausse mensuelle depuis janvier 2025, après une hausse également enregistrée en juin 2026. Le prix de référence non désaisonnalisé est demeuré 3,3 % inférieur à celui de juillet 2025, mais ce recul annuel s'atténue depuis janvier 2026 et représente la plus faible baisse sur un an depuis octobre 2025.
Cela ne signifie pas que les prix des maisons augmentent soudainement partout au Canada. L'Ontario et la Colombie-Britannique continuent d'afficher certaines des plus fortes baisses annuelles du prix de référence, tandis qu'une bonne partie du Québec et du Canada atlantique demeurent au-dessus des prix de juillet 2025. Le résultat est un marché immobilier de plus en plus divisé.
Les prix moyens des maisons par province (juillet 2026)
Prix de vente moyen des maisons dans la province
Canada
Le marché immobilier canadien a poursuivi sa stabilisation en juillet 2026. Les ventes nationales de propriétés ont augmenté pour un quatrième mois consécutif sur une base désaisonnalisée, tandis que le prix de référence désaisonnalisé a enregistré sa deuxième hausse mensuelle depuis janvier 2025. Parallèlement, les ventes annuelles sont demeurées inférieures à celles de juillet 2025, le prix de référence non désaisonnalisé a continué de reculer d'un mois à l'autre, et les tendances de prix ont varié considérablement d'une province à l'autre.
Le prix de référence national s'est établi à 661 800 $, en baisse de 3,3 % sur un an. Le prix moyen national des propriétés s'est établi à 674 819 $ en juillet 2026, en hausse de 0,2 % par rapport à l'an dernier, mais en baisse de 3,1 % par rapport à juin 2026.
Les ventes nationales ont augmenté de 0,5 % par rapport à juin 2026 après désaisonnalisation, ce qui fait de juillet le quatrième mois consécutif d'amélioration des ventes. Les nouvelles inscriptions ont évolué dans le sens inverse, reculant de 1,6 % par rapport à juin 2026. Cette évolution a fait grimper le ratio ventes/nouvelles inscriptions du Canada à 51,3 %, comparativement à 50,2 % en juin 2026.
Il y avait 205 388 propriétés à vendre au Canada à la fin de juillet 2026, soit seulement 0,6 % de plus qu'un an auparavant et environ 1,5 % au-dessus de la moyenne à long terme pour le mois de juillet. Le nombre de mois d'inventaire s'est établi à 5,4, faisant basculer le marché en territoire favorable aux acheteurs.
Aperçu du marché pour juillet 2026
| Ventes | +0,5% D'un mois à l'autre |
| Nouvelles inscriptions | -1,6% D'un mois à l'autre |
| Inscriptions actives | +0,6% Sur un an |
Note : Les ventes nationales sont désaisonnalisées.
Les plus fortes hausses annuelles des prix moyens ont été enregistrées à l'Île-du-Prince-Édouard (+5,6 %), en Saskatchewan (+4,9 %) et au Québec (+4,9 %).
À l'autre extrémité du marché, le prix moyen en Ontario était d'environ 3,0 % inférieur à celui de juillet 2025, tandis qu'il a reculé de 1,3 % en Colombie-Britannique.
Cela représente un rétrécissement important de l'écart entre les marchés immobiliers provinciaux auparavant les plus dynamiques et les plus faibles du Canada.
Prix provinciaux records pour juillet 2026
| Terre-Neuve | 🏆 | Prix de référence record (359 300 $) |
| Île-du-Prince-Édouard | 🏆 | Prix de référence record (388 400 $) |
Aucune province n'a établi de nouveau record pour son prix de vente moyen en juillet 2026. Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard ont continué de battre leurs records historiques de prix de référence en juillet 2026.
Il s'agit d'un changement notable par rapport à juin 2026, alors que plusieurs marchés provinciaux plus petits atteignaient de nouveaux records de prix moyen ou de référence. Ce ralentissement des records est une autre indication que la croissance des prix devient moins généralisée, même dans les régions du Canada qui sont demeurées relativement fortes.
Prix de référence des maisons par province (juillet 2026)
Les prix de référence permettent de mieux mesurer l'évolution de la valeur d'une propriété typique que les prix moyens, puisqu'ils sont moins influencés par les changements dans les types de propriétés vendues.
| Province | Prix de référence des maisons en juillet 2026 | Changement mensuel (%) | Changement annuel (%) |
|---|---|---|---|
| Colombie-Britannique | 881 500 $ | -0,6 % | -4,9 % |
| Ontario | 749 800 $ | -0,5 % | -3,9 % |
| Québec | 546 600 $ | -0,7 % | 3,2 % |
| Alberta | 513 800 $ | -0,5 % | -1,1 % |
| Nouvelle-Écosse | 429 100 $ | -0,6 % | 0,0 % |
| Manitoba | 392 900 $ | -1,5 % | 3,2 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 388 400 $ | 1,3 % | 2,4 % |
| Saskatchewan | 383 500 $ | -0,6 % | 3,6 % |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 359 300 $ | 0,4 % | 9,3 % |
| Nouveau-Brunswick | 344 000 $ | 0,4 % | 6,7 % |
| Canada | 661 800 $ | -0,6 % | -3,3 % |
Prix de Référence (Benchmark) à Travers le Canada
Une caractéristique notable de juillet est l'écart entre le prix moyen national et le prix de référence national. Le prix moyen était légèrement supérieur à celui de l'an dernier, en hausse de 0,2 % sur un an, tandis que le prix de référence est demeuré inférieur de 3,3 %.
Cela suggère qu'une partie de la vigueur apparente du prix moyen national provient de la composition et de l'emplacement des propriétés vendues, plutôt que d'une hausse de 0,2 % de la valeur d'une maison canadienne typique.
Le prix de référence national désaisonnalisé, quant à lui, a augmenté de 0,1 % par rapport à juin 2026. L'écart entre l'évolution brute du prix de référence et le prix de référence désaisonnalisé rappelle pourquoi les données mensuelles sur le logement ne devraient pas être interprétées à partir d'une seule mesure.
Conditions du marché canadien
Le Canada se trouvait légèrement en territoire de marché favorable aux acheteurs en juillet 2026, avec 5,4 mois d'inventaire, au-dessus du seuil de 5 mois.
L'ACI considère qu'un ratio national ventes/nouvelles inscriptions se situant entre environ 40 % et 60 % correspond à un marché équilibré. Le ratio de juillet 2026 a augmenté à 51,3 %, comparativement à 50,2 % en juin 2026.
Plus important encore, les marchés régionaux convergent graduellement vers leurs normes historiques.
L'Ontario se trouvait fermement en territoire de marché favorable aux acheteurs durant les quatre premiers mois de 2026, mais les conditions s'étaient nettement rapprochées de l'équilibre d'ici juillet 2026. La Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador sont demeurés parmi les marchés provinciaux les plus serrés.
Mois d'inventaire
L'Î.-P.-É. et la C.-B. affichent parmi les inventaires les plus élevés par rapport aux ventes, tandis que la Saskatchewan et l'Alberta demeurent considérablement plus serrées.
| Juridiction | juillet 2026 Mois d'inventaire |
|---|---|
| Canada | 5,4 mois |
| Île-du-Prince-Édouard | 7,6 mois |
| Colombie-Britannique | 6,9 mois |
| Nouvelle-Écosse | 5,3 mois |
| Québec | 5,2 mois |
| Ontario | 4,5 mois |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 4,3 mois |
| Nouveau-Brunswick | 4,3 mois |
| Alberta | 3,2 mois |
| Saskatchewan | 2,9 mois |
Note : Le chiffre du Canada est désaisonnalisé. Les chiffres provinciaux sont calculés en divisant les inscriptions actives par les ventes du mois. Le Québec est calculé selon les ventes moyennes des 12 mois précédents.
Juillet ne représente pas encore une reprise du marché immobilier, mais plusieurs indicateurs donnent à penser que la phase la plus abrupte de la correction nationale pourrait être derrière nous.
Les ventes ont maintenant augmenté pendant quatre mois consécutifs. Les nouvelles inscriptions ont diminué pendant trois mois consécutifs. Le nombre de mois d'inventaire a chuté à son plus bas niveau de 2026. Le prix de référence désaisonnalisé est enfin redevenu positif d'un mois à l'autre en juin 2026 et en juillet 2026, une première hausse mensuelle depuis janvier 2025. Et le recul annuel du prix de référence s'est atténué de façon constante depuis janvier 2026.
Toutefois, les ventes réelles de juillet sont demeurées 5,3 % inférieures à celles de juillet 2025, et le prix de référence national est demeuré 3,3 % plus bas qu'un an auparavant. Les taux hypothécaires demeurent également plus élevés qu'avant 2022.
Taux hypothécaires du jour
| Fixe 1 an | Fixe 2 ans | Fixe 3 ans | Fixe 4 ans | Fixe 5 ans | Variable à 5 ans | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux les plus bas | % | |||||
| Taux moyens (10 prêteurs) | 5,25 % | 4,79 % | 4,6 % | 4,68 % | 4,62 % | 3,95 % |
| Variation des taux moyens sur 30 jours | +0 points de base | +2 points de base | +0 points de base | +3 points de base | +3 points de base | +0 points de base |
| Term | Taux les plus bas | Taux moyens (10 prêteurs) | Variation des taux moyens sur 30 jours |
|---|---|---|---|
| Fixe undefined ans | % | 5,25 % | +0 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,79 % | +2 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,6 % | +0 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,68 % | +3 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,62 % | +3 points de base |
| Variable à undefined ans | % | 3,95 % | +0 points de base |
Le panier de 10 prêteurs comprend: CIBC, BMO, TD, Banque Scotia, RBC, Banque Nationale, Desjardins, nesto, Tangerine, First National.
Analyse régionale
Marché immobilier du Québec juillet 2026
Le Québec est demeuré l'un des marchés provinciaux majeurs les plus vigoureux du Canada.
Le prix moyen des propriétés s'est établi à 566 898 $, en hausse de 4,9 % par rapport à juillet 2025. Le prix de référence s'est établi à 546 600 $, en hausse de 3,2 %.
Il y a eu 7 407 ventes et 11 303 nouvelles inscriptions en juillet 2026, ce qui donne au Québec un ratio ventes/nouvelles inscriptions d'environ 65,5 %.
Cela place la province près du haut de la fourchette d'un marché équilibré et contribue à expliquer pourquoi les prix au Québec continuent de surpasser ceux de l'Ontario et de la Colombie-Britannique.
Le prix moyen des maisons à Montréal s'est établi à 693 686 $ en juillet 2026, un sommet historique pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 5,3 % sur un an.
Ville de Québec
La ville de Québec demeure particulièrement vigoureuse, bien qu'une partie de la pression extrême exercée sur les vendeurs plus tôt en 2026 s'atténue.
Il y a eu 709 ventes en juillet, soit 4 % de moins qu'un an auparavant, mais encore 19 % au-dessus de la moyenne sur dix ans pour un mois de juillet. Les inscriptions actives ont augmenté de 24 % sur un an, mais sont demeurées à environ la moitié des niveaux historiques habituels.
L'un des signes les plus clairs de refroidissement est l'activité de surenchère. Environ 20 % des maisons unifamiliales de la ville de Québec se sont vendues à au moins 5 % au-dessus du prix demandé en juillet 2026, comparativement à environ la moitié des ventes en mars 2026.
Cela suggère que la ville de Québec demeure un marché favorable aux vendeurs, mais que les acheteurs font face à une concurrence moins extrême qu'au printemps.
Marché immobilier de l'Ontario juillet 2026
Le marché immobilier de l'Ontario a continué de sous-performer par rapport à une bonne partie du Canada sur le plan des prix, mais les conditions d'offre se sont considérablement améliorées en juillet 2026.
Le prix moyen provincial des propriétés s'est établi à 797 486 $, soit environ 3,0 % de moins qu'un an auparavant. Le prix de référence de l'Ontario s'est établi à 749 800 $, en baisse de 3,9 % sur un an.
Il y a eu 16 276 ventes en juillet, seulement 1,3 % de moins qu'en juillet 2025. Les ventes étaient en fait supérieures de 7,3 % à la moyenne des cinq dernières années pour un mois de juillet, mais demeuraient inférieures de 12,4 % à la moyenne sur dix ans.
L'Ontario a enregistré 36 945 nouvelles inscriptions au cours du mois de juillet 2026, en baisse de 10,8 % par rapport à l'an dernier. L'inventaire actif a également reculé de 5,1 % sur un an, pour s'établir à 73 890 propriétés. Le recul plus marqué des nouvelles inscriptions a contribué à faire passer le ratio ventes/nouvelles inscriptions de l'Ontario de 41,6 % en juin 2026 à environ 44,1 % en juillet 2026.
Cela demeure relativement favorable aux acheteurs, mais nettement moins qu'au début de 2026.
Les baisses des prix de référence demeurent également généralisées selon le type de propriété. En Ontario, le prix de référence des maisons unifamiliales a reculé de 3,6 % sur un an, celui des maisons en rangée de 6,0 % et celui des appartements de 6,9 %.
Perspectives du marché ontarien
L'Ontario pourrait être l'une des provinces offrant le plus de potentiel de reprise des ventes, puisque l'activité demeure inférieure aux normes historiques alors que l'inventaire est encore élevé.
Les prévisions de l'ACI de juillet 2026 anticipent que l'Ontario sera la seule province à enregistrer une hausse annuelle des ventes de propriétés en 2026, après une activité particulièrement faible plus tôt dans l'année.
Une reprise des ventes n'implique toutefois pas nécessairement une reprise immédiate des prix. Les acheteurs continuent de disposer d'un choix nettement plus vaste qu'au cours du boom immobilier de l'ère pandémique.
Marché immobilier de la Colombie-Britannique juillet 2026
Le marché immobilier de la Colombie-Britannique est demeuré le plus cher au pays parmi les marchés provinciaux en juillet 2026, avec un prix de vente moyen de 929 619 $.
Le prix moyen a reculé de 1,3 % sur un an, tandis que le prix de référence de la Colombie-Britannique a chuté de 4,9 % sur un an pour s'établir à 881 500 $, la plus forte baisse provinciale du prix de référence au Canada en juillet 2026.
Il y a eu 6 561 ventes résidentielles en juillet 2026, en baisse de 6,7 % par rapport à l'an dernier. Les ventes étaient inférieures de 18,8 % à la moyenne de juillet des 10 dernières années dans la province.
Malgré des chiffres globaux faibles, le portrait provincial devient plus nuancé. La BCREA a signalé que les ventes désaisonnalisées se sont améliorées par rapport au mois précédent dans la plupart des régions de la province, la faiblesse restante étant surtout concentrée dans le Lower Mainland.
La Colombie-Britannique comptait environ 6,9 mois d'inventaire, l'un des niveaux les plus élevés au Canada.
La combinaison de ventes inférieures à la moyenne, d'un inventaire élevé et de prix de référence en baisse signifie que les acheteurs disposent toujours d'un pouvoir de négociation nettement supérieur à celui d'il y a quelques années, particulièrement dans le Lower Mainland.
Les Prairies
Marché immobilier de l'Alberta juillet 2026
Le prix moyen des propriétés en Alberta s'est établi à 519 033 $, en hausse de 3,2 % sur un an.
Son prix de référence s'est toutefois établi à 513 800 $, soit 1,1 % de moins qu'en juillet 2025. L'écart entre le prix moyen et le prix de référence indique que le marché albertain est plus mitigé que ne le laisse croire la hausse du prix moyen affiché.
Il y a eu 6 933 ventes, 11 604 nouvelles inscriptions et environ 22 259 inscriptions actives. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions de l'Alberta s'est établi à 59,7 %, avec environ 3,2 mois d'inventaire.
L'ACI a souligné dans ses prévisions de juillet que les prix en Alberta ont recommencé à augmenter au cours du deuxième trimestre de 2026 après une faiblesse antérieure.
L'Alberta semble donc passer de sa correction antérieure à une période plus équilibrée, bien que les conditions demeurent nettement moins concurrentielles que durant la forte expansion de la province entre 2022 et 2024.
Marché immobilier de la Saskatchewan juillet 2026
La Saskatchewan continue d'être l'un des marchés immobiliers les plus serrés au Canada.
Le prix moyen s'est établi à 368 945 $, en hausse de 4,9 % sur un an, tandis que le prix de référence a augmenté de 3,6 % pour atteindre 383 500 $.
Il y a eu 1 653 ventes en juillet 2026, soit environ 10 % de moins que le record établi en juillet 2025, mais l'activité est demeurée supérieure aux niveaux historiques. Les ventes cumulatives depuis le début de l'année étaient supérieures de 8 % à la moyenne des 10 dernières années.
La Saskatchewan illustre bien pourquoi les conditions nationales du marché immobilier peuvent être trompeuses : alors que les acheteurs de certaines régions de l'Ontario ou de la Colombie-Britannique disposent d'un choix abondant, de nombreux acheteurs en Saskatchewan sont toujours en concurrence dans un marché où l'offre disponible est faible.
Marché immobilier du Manitoba juillet 2026
Le prix moyen des propriétés au Manitoba s'est établi à 399 003 $, en hausse de 2,2 % sur un an, tandis que le prix de référence a augmenté d'environ 3,2 % sur un an pour atteindre 392 900 $.
Il y a eu 1 617 ventes en juillet 2026, en baisse de 7,2 % par rapport à l'an dernier, tandis que 2 222 nouvelles inscriptions sont arrivées sur le marché.
Winnipeg a également continué d'établir des jalons de prix pour le mois de juillet 2026. Le prix moyen des maisons individuelles dans la région du Winnipeg Regional Real Estate Board a atteint 454 264 $, tandis que le prix moyen des copropriétés a atteint 290 522 $, deux records pour le mois de juillet.
Canada atlantique
Marché immobilier de la Nouvelle-Écosse juillet 2026
Le prix moyen des propriétés en Nouvelle-Écosse s'est établi à 465 412 $, en hausse de 1,5 % sur un an. Son prix de référence est demeuré essentiellement inchangé, à 429 100 $.
Il y a eu 1 075 ventes en juillet 2026 et environ 5,3 mois d'inventaire.
La Nouvelle-Écosse s'est rapprochée d'un marché équilibré après plusieurs années d'offre exceptionnellement restreinte et de croissance rapide des prix.
À Halifax, le prix moyen des propriétés a reculé de 3,6 % d'un mois à l'autre pour s'établir à 577 503 $ et était environ 0,5 % inférieur à celui de l'an dernier. Les ventes sont demeurées environ 3,6 % inférieures à celles de l'an dernier.
Marché immobilier de l'Île-du-Prince-Édouard juillet 2026
L'Î.-P.-É. a connu l'un des marchés immobiliers les plus atypiques au Canada en juillet 2026.
Son prix moyen a augmenté de 5,6 % sur un an pour atteindre 402 099 $, tandis que son prix de référence a atteint un record de 388 400 $.
Parallèlement, les ventes ont chuté de 19,2 % sur un an pour s'établir à seulement 181 transactions, le mois de juillet le plus lent depuis 2021. L'inventaire actif a atteint 1 373 propriétés, le niveau de juillet le plus élevé en plus de cinq ans, ce qui représente environ 7,6 mois d'inventaire.
L'Î.-P.-É. combine donc des prix de référence records avec un inventaire favorable aux acheteurs et des ventes en baisse.
Cette apparente contradiction met en lumière le décalage qui peut survenir entre les changements dans l'activité des ventes et les changements dans les prix déclarés, particulièrement dans un petit marché où un nombre relativement restreint de transactions peut affecter considérablement les moyennes mensuelles.
Marché immobilier du Nouveau-Brunswick juillet 2026
Le prix moyen des propriétés au Nouveau-Brunswick s'est établi à 354 688 $ en juillet 2026, en hausse de 3,3 % sur un an.
Son prix de référence a augmenté beaucoup plus rapidement, en hausse de 6,7 % sur un an pour atteindre 344 000 $.
Il y a eu 970 ventes, 1 484 nouvelles inscriptions et 4 124 inscriptions actives, ce qui équivaut à environ 4,3 mois d'inventaire.
Les prix moyens en juillet 2026 étaient :
- Fredericton : 372 263 $
- Moncton : 383 611 $
- Saint John : 385 104 $
Marché immobilier de Terre-Neuve-et-Labrador juillet 2026
Terre-Neuve-et-Labrador demeure l'un des marchés immobiliers provinciaux les plus vigoureux au Canada.
Son prix moyen a augmenté de 3,0 % sur un an pour atteindre 366 413 $, tandis que son prix de référence a atteint un nouveau sommet de 359 300 $, en hausse de 9,3 %.
Il y a eu 658 ventes en juillet, une hausse annuelle de 8,2 %. Les ventes de juillet 2026 ont été le troisième meilleur résultat jamais enregistré pour ce mois, tandis que les inscriptions actives étaient à leur plus bas niveau de juillet en plus de deux décennies.
Le prix de référence à St. John's a atteint environ 427 800 $, en hausse de plus de 10 % par rapport à l'an dernier.
Contrairement à l'Ontario et à la Colombie-Britannique, le défi de Terre-Neuve-et-Labrador demeure une pénurie d'offre plutôt qu'une pénurie d'acheteurs.
Analyse
Les marchés immobiliers du Canada convergent
L'un des développements les plus importants de 2026 a été la convergence graduelle des conditions de marché provinciales.
L'Ontario et la Colombie-Britannique ont amorcé l'année avec un inventaire élevé et une demande faible. La Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont amorcé l'année avec une offre exceptionnellement restreinte.
D'ici juillet, l'Ontario s'était rapproché de l'équilibre, tandis que plusieurs des marchés les plus vigoureux avaient vu de nouvelles inscriptions arriver sur le marché.
Le Canada devient donc un peu moins polarisé, même si d'importantes différences régionales subsistent.
L'Ontario et la Colombie-Britannique continuent de peser sur le prix de référence national
Les deux plus grandes provinces les plus chères du Canada représentent une part importante de la valeur immobilière nationale.
Avec des prix de référence en baisse de 3,9 % en Ontario et de 4,9 % en Colombie-Britannique, la faiblesse de ces marchés continue de tirer vers le bas le prix de référence national, même si les prix augmentent au Québec, en Saskatchewan, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador.
Cela aide à expliquer comment le Canada peut simultanément afficher :
- un prix moyen national légèrement supérieur à celui de juillet 2025;
- un prix de référence national inférieur de 3,3 % à celui de juillet 2025; et
- de nombreuses provinces enregistrant des hausses de prix annuelles.
Il n'existe pas un seul « marché immobilier canadien » lorsque les tendances régionales évoluent dans des directions opposées.
Le recul des inscriptions contribue à rétablir l'équilibre
L'amélioration récente des conditions de marché ne découle pas uniquement d'une hausse des achats.
Les nouvelles inscriptions ont reculé de 1,6 % à l'échelle nationale en juillet 2026 et ont diminué pendant trois mois consécutifs. Par conséquent, le ratio ventes/nouvelles inscriptions a augmenté et le nombre de mois d'inventaire a diminué, même si les ventes globales demeurent inférieures à celles de l'an dernier.
Cette situation est particulièrement visible en Ontario, où les nouvelles inscriptions ont chuté beaucoup plus rapidement sur un an que les ventes.
Si les vendeurs continuent de se retirer pendant que la demande s'améliore graduellement, le marché national pourrait se resserrer sans qu'un retour aux volumes de ventes de l'ère pandémique soit nécessaire.
Les baisses mensuelles des ventes provinciales en juillet sont en partie saisonnières
De nombreuses provinces ont enregistré des baisses à deux chiffres des ventes non désaisonnalisées entre juin 2026 et juillet 2026.
Ces chiffres ne devraient pas être interprétés comme la preuve d'un effondrement soudain de la demande en juillet 2026.
Le printemps est habituellement l'une des périodes les plus achalandées de l'immobilier canadien, et les données provinciales ne sont pas désaisonnalisées. La série nationale désaisonnalisée offre une meilleure mesure de la tendance sous-jacente à court terme et a augmenté de 0,5 % sur une base mensuelle en juillet 2026.
Cette distinction est particulièrement importante pour interpréter les chiffres provinciaux de juillet 2026.
Le marché de la revente se stabilise alors que la construction neuve ralentit
Le marché canadien de la revente montre des signes de stabilisation, alors même que la filière de construction résidentielle commence à perdre de son élan, selon de nouvelles données publiées par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).
La tendance sur six mois des mises en chantier a reculé de 0,5 % en juillet 2026, pour s'établir à 247 377 unités annualisées. Le taux annuel désaisonnalisé des mises en chantier totales a chuté de 5 % par rapport à juin 2026, pour atteindre environ 229 074 unités. Les mises en chantier réelles dans les centres de 10 000 habitants ou plus étaient inférieures de 19 % à celles de juillet 2025.
Les mises en chantier ont chuté de 42 % sur un an à Vancouver et de 10 % à Toronto, tandis qu'elles ont augmenté de 3 % à Montréal.
Parallèlement, un volume important de logements demeure dans la filière de construction. Environ 373 091 unités étaient en construction dans les grands centres urbains, tandis que les achèvements mensuels ont augmenté de 8,1 %.
Cela crée deux dynamiques d'offre distinctes : les achèvements pourraient continuer d'ajouter des logements à court terme, tandis que le ralentissement actuel des mises en chantier risque de freiner le flux de nouvelle offre plus tard.
Que signifie juillet 2026 pour les acheteurs?
Pour les acheteurs, les conditions dépendent fortement de l'emplacement.
Les acheteurs en Colombie-Britannique, en Ontario et à l'Île-du-Prince-Édouard disposent généralement de plus de choix et d'un meilleur pouvoir de négociation qu'au sommet du marché immobilier. Un inventaire élevé et des prix de référence plus faibles signifient qu'il y a moins de pression à prendre une décision immédiate dans de nombreuses collectivités.
Les acheteurs en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador font face à un marché très différent, où l'inventaire demeure serré et où les prix continuent d'augmenter.
À l'échelle nationale, les données de juillet 2026 donnent à penser que les acheteurs qui attendaient un affaiblissement indéfini du marché immobilier ne pourront peut-être plus compter sur des baisses de prix dans tous les marchés. Toutefois, rien n'indique non plus un retour à une croissance rapide des prix à l'échelle nationale.
Que signifie juillet 2026 pour les vendeurs?
Les vendeurs entrent dans un marché plus équilibré que celui qu'ils ont connu plus tôt en 2026.
En Ontario et en Colombie-Britannique, il demeure important d'établir un prix réaliste, car les acheteurs disposent d'alternatives et les prix de référence demeurent inférieurs à ceux de l'an dernier.
Les vendeurs en Saskatchewan, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et dans certaines régions du Québec bénéficient de conditions de marché nettement plus favorables, car l'offre disponible demeure relativement restreinte.
Le principal changement à l'échelle nationale est que les conditions ne deviennent plus progressivement plus favorables aux acheteurs. L'inventaire se resserre, les ventes se redressent graduellement, et le prix de référence national a enfin cessé de reculer sur une base mensuelle désaisonnalisée.
📊 Prévisions du marché immobilier canadien pour 2026
Les prévisions pour le reste de 2026 continuent d'indiquer une année modérée plutôt qu'une reprise marquée du marché immobilier.
Les prévisions de l'ACI de juillet 2026 tablent sur 463 336 ventes résidentielles en 2026, soit un recul de 1,4 % par rapport à 2025. Le prix moyen national des propriétés devrait augmenter de 1,1 % pour atteindre environ 686 710 $.
La SCHL se montre un peu plus prudente. Ses Perspectives du marché de l'habitation de l'été 2026 prévoient environ 457 200 ventes, un prix moyen d'environ 675 200 $ et 241 400 mises en chantier en 2026. La SCHL s'attend à ce qu'une croissance économique lente, une croissance démographique plus faible, des coûts d'emprunt élevés et l'incertitude économique freinent la demande de logements avant que la situation ne s'améliore en 2027 et 2028.
| Catégorie | Perspectives pour 2026 | Principaux facteurs |
|---|---|---|
| Prix moyen national | Stable à légère baisse | Les coûts élevés de construction (guerre commerciale) et la faible confiance des acheteurs neutralisent la demande soutenue des immigrants. |
| Volume des ventes | Reprise modérée | La demande refoulée des Canadiens établis est freinée par des taux d'intérêt stables et non stimulants, ce qui entraîne une croissance plus faible que prévu. |
| Offre (nouvelles constructions) | Baisse | Les droits de douane sur les matériaux de construction augmenteront les coûts, incitant possiblement les promoteurs à reporter ou annuler des projets neufs, aggravant ainsi la pénurie d'offre à long terme. |
| Abordabilité | Se détériore pour les maisons neuves | Des taux stables maintiennent des coûts d'emprunt élevés, tandis que les tarifs douaniers ajoutent environ 30 000 à 50 000 $ au coût d'une maison neuve, creusant l'écart de prix entre le neuf et la revente. |
1. 🏦 Contrainte liée à la stabilité des taux d'intérêt
L'anticipation de taux directeurs de la Banque du Canada stables jusqu'en 2027 freine l'activité des ventes.
Pas de « libération » de la demande :le marché ne bénéficiera pas du « puissant coup de fouet » que constitueraient de nouvelles baisses de taux attendues par certains.
Obstacle des renouvellements hypothécaires :une part importante des hypothèques canadiennes en cours arrivera à échéance en 2026. Comme bon nombre de ces renouvellements se feront à des taux plus élevés que ceux des contrats initiaux (notamment les hypothèques fixes de cinq ans), les propriétaires subiront une augmentation de leurs mensualités. Cette hausse du coût de propriété forcera ou incitera certains vendeurs à mettre leur propriété en vente.
2. ⚔️ Impact négatif du conflit commercial
Le conflit commercial représente un net négatif qui frappe simultanément l'offre et la demande sur le marché.
Aggravation de la crise de l'offre :Les droits de douane de représailles sur des importations clés en provenance des États-Unis (acier, aluminium, verre et gros électroménagers, notamment) feront grimper le prix des matériaux de construction. Cette dépense supplémentaire incitera les promoteurs à reporter ou à abandonner des projets neufs, ce qui réduira les mises en chantier et prolongera la crise de l'offre.
Baisse de la confiance :Le principal risque réside dans le « ralentissement économique global » provoqué par l'incertitude commerciale, qui se traduit directement par une confiance des consommateurs en berne et une réticence à effectuer un achat important, freinant davantage l'activité des ventes.
3. 🌍 Stabilisation grâce aux immigrants établis
La demande sous-jacente soutenue des immigrants récents, désormais admissibles au crédit, constituera la principale force de stabilisation du marché.
Maturation de la demande :Les immigrants arrivés au cours des dernières années satisfont maintenant les deux années de résidence canadienne et de stabilité d'emploi requises pour obtenir un financement hypothécaire avantageux ; ils passent ainsi du marché locatif au marché de la propriété.
Plancher des prix :Cette demande structurelle se concentrera dans les grands marchés urbains (Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary) et agira comme un plancher sous les prix, empêchant probablement les très fortes baisses annuelles que certains prévoient pour l'Ontario et la Colombie-Britannique de se matérialiser. Cette demande soutenue compensera la mollesse économique provoquée par l'anxiété liée au conflit commercial.
Répartition par Région
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