Banque du Canada

Bank of Canada

Taux d'aujourd'hui de la Banque du Canada:

0.25%

Mise à jour le 22 septembre 2021

Origine de la Banque du Canada

La Banque du Canada est une société d'État et la banque centrale du Canada. Elle a été créée en 1934 en vertu de la Loi sur la Banque du Canada et est chargée de formuler la politique monétaire du Canada et de réglementer les systèmes financiers du Canada. Son rôle principal est de « promouvoir le bien-être économique et financier du Canada ». Dirigé par un conseil des gouverneurs, son principal outil de conduite de la politique monétaire est le taux cible du financement à un jour, ou taux directeur. En modifiant ce taux, il peut influencer l'offre de monnaie circulant au sein de l'économie canadienne. Elle est également seule responsable de l'émission et de la distribution de la devise canadienne et de la réglementation des réserves de devises étrangères.

Dernière mise à jour : 23 juillet 2021

La Banque du Canada réhausse ses attentes

La Banque du Canada a tenu sa 5e réunion de l'année le 14 juillet 2021. Les faits saillants de la réunion comprennent :

  • Le Taux Cible du Financement à un Jour (Target Overnight Rate) restera à 0,25 %. (Inchangé par rapport à la réunion précédente)
  • La hausse de l'IPC a atteint 3,6 % en mai, mais elle serait principalement due à des effets sur l'année de référence et à des goulets d'étranglement transitoires.
  • Le programme d'assouplissement quantitatif (QE) de la Banque du Canada a diminué à 2 milliards de dollars par semaine, contre 3 milliards de dollars par semaine, la deuxième baisse consécutive.
  • La Banque du Canada anticipe une hausse des taux dès le deuxième semestre 2022

Bien que l'inflation de l'IPC ait atteint le sommet de la fourchette de maîtrise de l'inflation de la Banque du Canada, ils croient que l'inflation sera transitoire et qu'un « soutien extraordinaire de la politique monétaire » est toujours nécessaire pour la reprise économique du Canada. En conséquence, la BdC estime toujours qu'une hausse des taux ne sera nécessaire qu'au deuxième semestre 2022.

Calendrier des Réunions de la Banque du Canada pour 2021

DateTarget Overnight RateChange
8 décembre 2021Être Décidé --
27 octobre 2021Être Décidé --
8 septembre 2021Être Décidé --
14 juillet 20210.25%--
9 juin 20210.25%--
21 avril 20210.25%--
10 mars 20210.25%--
20 janvier 20210.25%--
DateTarget Overnight RateChange
9 décembre 20200.25%--
28 octobre 20200.25%--
9 septembre 20200.25%--
15 juillet 20200.25%--
3 juin 20200.25%--
15 avril 20200.25%--
27 mars 20200.25%-0.5
16 mars 20200.75%-0.5
4 mars 20201.25%-0.5
22 janvier 20201.75%--

Comment la Banque du Canada détermine son taux cible du financement à un jour

La Banque du Canada prend ses décisions en fonction de la croissance de l'Indice des Prix à la Consommation (IPC) de Statistique Canada. Ce montant est calculé à partir du prix d'un « panier » mensuel de biens et de services généralement utilisés par les Canadiens. Il représente une vue d'ensemble des dépenses de consommation au Canada.

À l'aide de ses outils de politique monétaire, la Banque du Canada vise à maintenir l'inflation, telle que calculée par les variations de l'IPC, dans une certaine fourchette. Introduite en 1991, la cible de contrôle de l'inflation fixe une fourchette de 1 % à 3 % comme fourchette idéale pour l'inflation annuelle, le point médian de 2 % étant le taux cible commun. Cette gamme est révisée régulièrement, la dernière révision étant en octobre 2016.

La Banque du Canada révise son taux d'intérêt de référence huit fois par an et tient compte des influences locales et internationales, actuelles et potentielles dans son examen. Bien que la Banque du Canada fonctionne indépendamment du gouvernement, elle est ultimement responsable devant le Parlement par l'intermédiaire du ministre des Finances.

Comment fonctionne le Taux Cible de Financement à un Jour de la Banque du Canada?

Considérez les banques comme un groupe d'amis. Les banques n'aiment pas détenir de l'argent liquide et aiment prêter leur argent chaque fois qu'elles le peuvent. Parfois, la banque A peut avoir beaucoup d'argent en main tandis que la banque B peut en avoir moins. Comme ils sont amis, la banque A est plus qu'heureuse de prêter de l'argent à la banque B. Mais ce sont des banques, donc elles ne veulent pas prêter leur argent gratuitement. Ils facturent donc un taux d'intérêt. Tous les jours, les banques se réunissent et font des offres d'emprunt et de prêt d'argent. Le taux qu'ils fixent est appelé « taux à un jour » car c'est le taux d'intérêt pour emprunter de l'argent « à un jour ». La Banque du Canada est la « maman » du groupe. La Banque du Canada a un « taux cible du financement à un jour » et essaie de maintenir le taux du financement à un jour près de la cible. Si le taux devient trop bas parce qu'il y a trop d'argent, les banques peuvent plutôt prêter leur argent à la Banque du Canada. Si le taux devient trop élevé en raison d'un manque d'argent, la Banque du Canada agit comme un « prêteur en dernier ressort » et prêtera de l'argent.

Changements des Taux à un Jour de la Banque du Canada depuis 2010

DateTaux Cible au Jour le Jour Changement
1 juin 20100.5%0.25
20 juillet 20100.75%0.25
8 septembre 20101%0.25
21 janvier 20150.75%-0.25
15 juillet 20150.5%-0.25
12 juillet 20170.75%0.25
6 septembre 20171%0.25
17 janvier 20181.25%0.25
11 juillet 20181.5%0.25
24 octobre 20181.75%0.25
4 mars 20201.25%-0.5
16 mars 20200.75%-0.5
27 mars 20200.25%-0.5

Prévision du Taux de Financement à un Jour de la Banque du Canada

Prévision du taux de la Banque du Canada pour 2021 : stable à 0,25 %

MIS À JOUR LE 23 AVRIL 2021

Malgré la hausse des prix des actifs et des matières premières, la Banque du Canada a indiqué que son taux cible du financement à un jour resterait stable à 0,25 % pour 2021. Nous prévoyons que la BoC maintiendra son engagement et ne prévoyons aucun changement de taux d'ici la fin de 2021.

Notre justification est basée sur l'incertitude de la reprise après le COVID-19, ainsi que sur les motivations stratégiques et politiques de la Banque du Canada. Alors que l'économie canadienne a affiché un rebond plus élevé que prévu au premier trimestre 2021, de nouveaux blocages et la forte probabilité de propagation de nouvelles variantes ont mis un frein à la poursuite de la croissance. La lenteur des campagnes de déploiement des vaccins est également susceptible d'empêcher une reprise complète d'ici le début du quatrième trimestre 2021. Nous prévoyons que ces facteurs pousseront la Banque du Canada à maintenir une politique monétaire souple afin de continuer à soutenir la reprise du Canada après COVID-19.

D'un point de vue stratégique et politique, le nouveau budget fédéral 2021 prévoit un déficit budgétaire de 154,7 milliards de dollars canadiens pour l'année prochaine et des déficits élevés pour les années suivantes. La Banque du Canada détient déjà plus de 40 % de la dette totale du gouvernement fédéral et nous nous attendons à ce qu'elle continue d'aider à monétiser la dette fédérale ainsi qu'à favoriser la croissance économique du Canada.

Prévision du taux de la Banque du Canada pour 2022 : en hausse à 0,50%

MISE À JOUR LE 23 AVRIL 2021

En raison de la hausse des prix des actifs et des produits de base ainsi que des attentes d'une croissance économique meilleure que prévu en 2021 et 2022, nous prévoyons que le taux cible du financement à un jour de la Banque du Canada augmentera à 0,5 % d'ici la fin de 2022.

L'activité record sur les marchés de l'habitation au Canada et la hausse des prix des produits de base exerceront probablement une pression à la hausse sur les mesures de l'IPC en 2022. L'IPC devrait déjà dépasser 2 % en 2021, et nous prévoyons que la Banque du Canada constatera que la hausse du taux d'inflation n'est pas temporaire. Par conséquent, nous prévoyons que la BdC augmentera son taux cible au jour le jour à un minimum de 0,50 % d'ici la fin de 2022.

À l'heure actuelle, nous ne nous attendons pas à ce que le taux cible du financement à un jour dépasse 0,75 % en 2022. La Réserve Fédérale Américaine a indiqué qu'elle maintiendrait son taux de financement à un jour à zéro jusqu'en 2023, faisant pression sur la BdC pour qu'elle maintienne un taux similaire. Parallèlement, la Réserve Fédérale et la Banque du Canada disposent d'autres outils pour resserrer leur politique monétaire, notamment la réduction de leurs programmes d'assouplissement quantitatif. Nous nous attendons à ce que la BoC réduise lentement son programme d'achat de dette avant de prendre de nouvelles mesures pour relever son taux d'intérêt directeur.

Pourquoi Pas des Taux Négatifs ?

La limite inférieure du zéro n'est plus la règle stricte qu'elle était autrefois - la Banque Centrale Européenne (BCE), la Banque du Japon (BOJ) et les banques centrales du Danemark, de la Suède et de la Suisse ont toutes essayé de briser la barrière du zéro. La BCE et la BOJ ont toutes deux utilisé des taux de dépôt négatifs depuis 2014 et 2016, respectivement, et la BOJ a des décennies d'expérience avec des taux proches de zéro. Pourquoi la Banque du Canada ne fait-elle pas la même chose avec des taux négatifs?

Les taux négatifs ont des implications importantes pour le secteur financier, car les banques ne peuvent pas se décharger des coûts du taux négatif sur leurs clients (imaginez à quel point un compte d'épargne à taux négatif serait populaire). Selon un article de la BoC de 2015, cela peut considérablement comprimer les marges des banques et autres institutions financières et créer des distorsions sur le marché. Pour ces raisons et d'autres effets d'une politique de taux d'intérêt négatifs, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a annoncé qu'il ne considère pas les taux d'intérêt négatifs comme une option viable pour la BdC.

Graphique des prévisions de taux de la Banque du Canada

Prévisions de taux d'intérêt de la Banque du Canada pour les 5 prochaines années

MISE À JOUR LE 23 AVRIL 2021

Ci-dessus, nous avons prédit que le taux cible de financement à un jour de la Banque du Canada restera à 0,25 % pour 2021 et augmentera à0,50 % en 2022. À partir de 2023, les perspectives sont moins certaines et fortement dépendantes des facteurs macroéconomiques mondiaux. L'inflation de l'IPC devrait dépasser l'objectif de la BdC de 2 % en 2021 et se stabilisera à 2 % en 2022 et au-delà. Cependant, il est probable que l'augmentation des liquidités mondiales et des dépenses budgétaires continueront d'exercer une pression à la hausse sur les prix et de faire monter l'inflation. Classiquement, cela inciterait la BdC à continuer d'augmenter ses taux.

Cependant, les montants massifs de la dette contractée par les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada constitueront un obstacle à toute nouvelle augmentation des taux d'intérêt. Le gouvernement fédéral à lui seul devrait emprunter 713 milliards de dollars canadiens en 2020, soit plus du double du montant levé en 2019. Le budget fédéral de 2021 montre un engagement à accroître les dépenses déficitaires avec un déficit de 154,7 milliards de dollars cette année. Alors qu'une grande partie de la dette du Canada appartient déjà à la Banque du Canada, il serait contre-productif pour les objectifs du gouvernement canadien d'augmenter les taux et de resserrer la politique monétaire alors que le gouvernement dépense un déficit pour stimuler l'économie.

La Banque du Canada et les taux hypothécaires

Par le biais du taux directeur et de ses autres outils de politique monétaire, la Banque du Canada influence le taux d'intérêt de toutes les opérations d'emprunt et de prêt au Canada. Par exemple, les modifications du taux directeur entraînent généralement des modifications des taux préférentiels bancaires. Par la suite, le taux directeur a une influence significative sur les taux hypothécaires variables qui sont basés sur le taux préférentiel d'un prêteur.

Les modifications du taux directeur et de la politique monétaire peuvent également affecter les taux hypothécaires fixes. Les taux hypothécaires fixes suivent habituellement les rendements des obligations à cinq ans du gouvernement du Canada. Un changement de politique monétaire peut entraîner des modifications des rendements obligataires, ce qui entraînera ensuite des modifications des taux hypothécaires fixes.

Prévisions de taux hypothécaires au Canada

Prévision à taux variable

Nous prévoyons que les taux hypothécaires variables resteront stables jusqu'en 2021 avec une hausse des taux au second semestre de 2022. Les taux hypothécaires variables sont basés sur le taux préférentiel, qui suit le taux cible du financement à un jour de la Banque du Canada. Nos projections montrent qu'il est peu probable que la BdC s'écarte de son taux au jour le jour actuel de 0,25%. Par conséquent, les taux préférentiels et les taux hypothécaires variables devraient également rester stables.

Une concurrence accrue dans le secteur hypothécaire peut entraîner des remises pour les nouveaux prêts hypothécaires ou des refinancements, mais les taux hypothécaires variables sont déjà proches de leurs plus bas historiques et il est peu probable que les taux baissent davantage.

Prévision à taux fixe

Depuis avril 2021, les taux hypothécaires fixes augmentent déjà pour tenir compte des anticipations d'inflation plus élevées et des rendements obligataires à 5 ans. Nous prévoyons qu'ils resteront aux niveaux actuels jusqu'au second semestre 2021 avant de continuer à augmenter pour correspondre aux anticipations d'inflation en hausse.

Historique des taux à un jour de la Banque du Canada

Les Débuts de la Banque Centrale du Canada en 1935

La Banque du Canada a été créée dans le cadre de la Loi sur la Banque du Canada en 1935. Elle a été recommandée par la Commission royale en réponse aux conditions économiques de la Grande Dépression. En mars 1935, la Banque du Canada a été ouverte au public en tant qu'institution privée avec des actions vendues à des investisseurs publics. Elle a été rapidement nationalisée en tant qu'institution publique par un amendement à la Loi sur la Banque du Canada en 1938.

1935 - 1945 : La Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale

Le taux de la Banque du Canada (qui deviendra officiellement le taux cible du financement à un jour bien plus tard) a commencé à 2,5 % en 1935 et s'est terminé à 1,5 % en 1945. L'économie s'est renforcée pendant la guerre, le Canada ayant joué un rôle vital dans l'approvisionnement des Alliés en ressources naturelles et manufacturées. Il y a également eu une augmentation de l'emploi, en particulier des femmes. La baisse du taux de la Banque du Canada a incité les particuliers et les entreprises à emprunter de l'argent pour investir dans de nouvelles usines de fabrication et des logements.

1935 - 1955 : L'après-guerre

Après la Seconde Guerre mondiale, le taux de la Banque du Canada n'a augmenté qu'en octobre 1955, lorsqu'il a été porté à 2,0 %. Cet environnement de taux d'intérêt bas a favorisé l'investissement dans de nouvelles infrastructures, la fabrication, le logement et les biens de consommation.

1977 - 1991 : Stagflation

Après un changement à la hausse de 1955, le taux de la Banque du Canada a continué d'augmenter lentement tout au long des années 1960 et au début des années 1970. En octobre 1978, le taux de référence atteint pour la première fois les deux chiffres à 10,25 %. Cela était dû en partie à la crise pétrolière mondiale et à l'embargo pétrolier de l'OPEP. Avec des prix record du pétrole en août 1980 qui se sont poursuivis en 1981, le taux de la Banque du Canada a atteint un sommet historique de 20,03 % en août 1981. Le taux le plus bas atteint au cours de cette période était de 7,14 % (mars 1987).

1991 - 2008 : Reprise économique

Après la récession des années 1980, le taux de la Banque du Canada entre 1991 et 2009 a généralement baissé à quelques exceptions près. Le taux cible d'inflation a été introduit au début de cette période.

2009 - 2017 : La Grande Crise Financière

En mars 2009, le taux de la Banque du Canada est passé pour la première fois en dessous de 1% à 0,5% en réponse à la Grande Crise Financière. Malgré une légère reprise en 2014, les prix du pétrole ont chuté de 60 %, provoquant une récession dans l'économie d'exportation axée sur le pétrole du Canada. Le taux de la Banque du Canada est ensuite passé de 1,25 % à 0,75 % en 2015.

2018-présent : Inflation faible et COVID-19

Malgré une croissance économique généralisée, 2018 et 2019 ont été marquées par une inflation toujours faible, empêchant la Banque du Canada de relever ses taux au-delà de 1,75 %. Cela s'est rapidement inversé avec l'impact de COVID-19 avec deux baisses de 50 points de base en mars 2020. Le taux de la Banque du Canada se situe maintenant près de sa limite inférieure à 0,25% et il est peu probable qu'il soit augmenté de sitôt en raison de l'impact déflationniste des réduction des dépenses de consommation et de l'économie en difficulté.

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